Politique

Zambie : arrestation du principal opposant Hakainde Hichilema pour « incitation à l’insurrection »

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 06 octobre 2016 à 08h21
Hakainde Hichilema lors d'un meeting à Lusaka.

Hakainde Hichilema lors d'un meeting à Lusaka. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Le candidat malheureux à la présidentielle zambienne du 11 août, Hakainde Hichilema, a été arrêté mercredi 5 octobre dans le centre du pays pour « incitation à l’insurrection » et « rassemblement interdit », selon une source policière.

L’opposant, qui dénonce la réélection du président Edgar Lungu, a été interpellé avec Geoffrey Mwamba, le vice-président de son Parti uni pour le développement national (UPND).

« Un rassemblement interdit »

Les deux hommes sont soupçonnés d’ « incitation à l’insurrection » et d’avoir organisé un « rassemblement interdit » le 26 septembre à Mpongwe, ville située dans le centre du pays et au cœur de la région minière de la Copperbelt (« Ceinture de cuivre »), a déclaré à l’AFP une responsable locale de la police, Charity Katanga. « Ils comparaîtront devant la justice jeudi 6 octobre ».

Une soixantaine de militants de l’opposition, qui protestaient contre leur arrestation, ont été interpellés, selon la police.

« Nous savions qu’on tenterait de nous faire taire »

Hakainde Hichilema et Geoffrey Mwamba sont actuellement détenus à Luanshya, dans le centre du pays. La semaine dernière, ils avaient tenté de rendre visite à des militants détenus en prison dans la région. Ils n’avaient finalement pu les rencontrer et s’étaient adressés à leurs familles.

« Nous avons été arrêtés et sommes actuellement en détention », a annoncé mercredi le chef de l’opposition sur sa page Facebook. « Après les élections volées, nous savions que nous en arriverions à ce point où on tenterait de nous faire taire », a-t-il ajouté. « Mais cela n’entamera pas notre détermination pour une Zambie libre ».

Lors de la présidentielle du 11 août, Edgar Lungu a devancé d’à peine 100 000 voix Hakainde Hichilema, qui se présentait pour la cinquième fois à la magistrature suprême.

L’UPND a contesté la réélection du sortant, estimant que le scrutin avait été truqué, mais ses recours ont été rejetés.

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