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Politique

Algérie : Hadda Hazem, « Al-Fadjr » et la liberté d’expression

Hadda Hazem : directrice d'Al-Fadjr. © DR

Courage, ténacité, pugnacité. Tels sont les mots qui qualifient le mieux Hadda Hazem, 54 ans. Sur les plateaux télé où elle est régulièrement invitée ou dans les pages de son journal, Al-Fadjr (arabophone), elle n’a pas la langue dans sa poche.

Dans l’univers très masculin des médias algériens, elle est la première femme à avoir fondé et à diriger un quotidien généraliste – celui-ci emploie plus de 70 salariés. Ses prises de position contre le deuxième mandat de Bouteflika, en 2004, et sa réélection pour un quatrième, en 2014, lui ont valu quelques tracasseries. La première fois, elle a été incarcérée pendant dix-huit jours pour une sombre histoire de chèque sans provision l’ayant opposée à une imprimerie d’État.

La seconde fois, ce sont les annonceurs qui ont boudé son journal. Mais il en faut plus pour ébranler cette dame dont le billet quotidien, en dernière page, étrille les politiques. Qu’ils soient au pouvoir comme dans l’opposition.

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© Infographie : Elena Blum pour Jeune Afrique

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