Société

Vatican : à la curie, c’est la curée !

Décidément, le pape François continue d’étonner et fait le ménage devant sa propre porte avant de le faire chez les autres.

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Mis à jour le 30 décembre 2014 à 12:09

Le pape François au Vatican, le 22 décembre. © Andreas Solaro / AFP

Les voeux de François aux membres de la curie, le 22 décembre, ont tourné au réquisitoire. Avec une verve rafraîchissante, le pape a énuméré les 15 maladies dont souffre selon lui le gouvernement de l’Église : "Alzheimer spirituel", "fossilisation mentale", "schizophrénie existentielle", "exhibitionnisme mondain" et autres gracieusetés. C’est grave, docteur ? Apparemment.

Le pape, qui confesse se sentir parfois "anticlérical", appelle les monsignori à laisser "l’Esprit saint" inspirer leur action, à ne pas lâcher la bride à leurs "passions, manies et caprices" – pour ne rien dire des moeurs "dissolues" de certains – et à faire preuve, à l’occasion, d’humour et d’autodérision.

Ses déclarations, rapportent des témoins, ont été accueillies dans un silence de plomb. Une complète réorganisation de la curie est en gestation. Elle devrait notamment se traduire par une ouverture aux laïques, mais n’entrera pas en vigueur avant 2016.

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