Médias

France : attaque à l’arme lourde dans les locaux de « Charlie Hebdo », au moins douze morts

| Par Jeune Afrique
Devant les locaux du journal « Charlie Hebdo », à Paris, mercredi 7 janvier.

Devant les locaux du journal "Charlie Hebdo", à Paris, mercredi 7 janvier. © DR

Le siège du journal « Charlie Hebdo » a été visé ce mercredi 7 janvier par des tirs d’armes automatiques. Selon les premiers éléments, des hommes cagoulés et vêtus de noir ont pénétré dans le siège du journal avant de faire feu à la kalachnikov.

Mis à jour à 16h06.

Trois hommes armés, selon le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ont attaqué le siège du journal Charlie Hebdo, sis au 10, rue Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, près de la station de métro Richard-Lenoir. Selon un témoin cité par l’agence Reuters, une trentaine de coups de feu ont été entendus.

"Vers 11h30, deux hommes armés d’une Kalachnikov et d’un lance-roquette, ont fait irruption au siège de "Charlie Hebdo". Un échange de coups de feu a eu lieu avec les forces de l’ordre", a expliqué une source à l’AFP. En quittant les lieux, les deux agresseurs ont ensuite braqué un automobiliste porte de Pantin et percuté un piéton.

Le parquet de Paris a confirmé que douze personnes avaient été tuées dont les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous et Wolinski ainsi que l’économiste Bernard Maris. Une vingtaine d’autres auraient été blessés, sans qu’un bilan définitif puisse pour le moment être donné. Le président français François Hollande s’est rendu sur les lieux. Il avait confirmé onze victimes tandis que quatre personnes restaient "en situation d’urgence absolue entre la vie et la mort".

"Nous avons engagé le plan Vigipirate. Les auteurs de ces actes seront poursuivis. La France est devant un choc. C’est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute", a poursuivi le chef de l’État.

Il n’y a pour l’heure aucune revendication. Les agresseurs, qui seraient finalement au nombre de trois, ont pu s’enfuir et sont actuellement activement recherchés après avoir abandonné leur voiture près de la place du Colonel Fabien, rue de Meaux. "De très gros moyens sont mis en œuvre. On s’installe pour tenir dans la durée. Sont mobilisés les services de la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire), de la PJPP (police judiciaire de la préfecture de police) et de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure). Au total, près de 3 000 policiers actuellement mobilisés", explique une source au journal Le Monde.

Sur des images filmées par un journaliste de l’agence Premières Lignes, depuis un immeuble situé à proximité du bâtiment, on entend des coups de feu et des voix, dont une criant "Allah Akbar". Une autre vidéo diffusée sur Facebook montre deux assaillants qui abattent un policier, d’abord blessé, puis achevé au sol. Ils sont armés de fusils d’assaut qui ressemblent à des kalashnikov. Avant de s’engouffrer dans leurs voitures, ils crient en français : "Nous avons vengé le prophète ! On a tué Charlie hebdo".

Le journal Charlie Hebdo avaient été à de nombreuses reprises la cible de menaces, notamment après ses unes présentant des caricatures du prophète Mahomet. Ses anciens locaux avaient fait l’objet d’un incendie volontaire en 2011.

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