Politique

Guinée : heurts entre manifestants et forces de sécurité en marge d’un meeting de l’opposition

Des militants assistent à un meeting de l'opposition à Conakry le 7 janvier 2015.

Des militants assistent à un meeting de l'opposition à Conakry le 7 janvier 2015. © AFP

Des heurts se sont produits entre des opposants et les forces de l’ordre guinéennes mercredi, à Conakry, en marge d’un meeting de l’opposition. Aucun bilan de ces violences n’était disponible en fin de journée.

Des heurts ont éclaté mercredi 7 janvier à Conakry entre les forces de l’ordre guinéennes et des militants de l’opposition venus assister à un meeting auquel participait notamment Cellou Dalein Diallo, l’un des principaux opposants du président Alpha Condé.

Des maifestants qui se rendaient à ce meeting, rassemblant des milliers de personnes et organisé devant le principal stade de la capitale, ont notamment lancé des pierres aux policiers qui ont répliqué à l’aide de grenades lacrymogènes. Des pneus ont aussi été brûlés sur la chaussée.

D’après un témoin, "des militants de l’opposition ont voulu passer avec leur véhicule devant le siège du RPG", le Rassemblement pour le peuple de Guinée, le parti présidentiel, situé en banlieue de Conakry, mais "les forces de l’ordre ont voulu les en empêcher".

"À bas le régime d’Alpha Condé"

Aucun bilan de ces heurts, survenus dans le quartier de Hamdallaye, n’était disponible. Lors du meeting, des opposants ont scandé des slogans hostiles au président Alpha Condé tels "À bas le régime d’Alpha Condé" ou "À bas la CENI [la Commission électorale, NDLR]. Ce rassemblement était organisé par "l’opposition républicaine", qui est formée de plusieurs partis dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines (UFR) de l’ex-Premier ministre Sidya Touré.

Les responsables de l’opposition ont réclamé la tenue d’élections municipales avant la présidentielle de 2015. Un scrutin communal, dont le dernier organisé en Guinée remonte à décembre 2005, était initialement prévu durant le premier trimestre de 2014. Les opposants ont aussi demandé à avoir plus de représentants dans la Commission électorale. Elle compte actuellement 25 membres, dont dix pour le pouvoir et dix pour l’opposition, plusieurs de ces derniers s’étant ralliés au camp présidentiel.

(Avec AFP)

 

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