Politique

Attaque de Charlie Hebdo : ce que l’on sait des présumés tireurs

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Photos, diffusées par la police à Paris, des suspects Cherif et son frère Saïd Kouachi.

Photos, diffusées par la police à Paris, des suspects Cherif et son frère Saïd Kouachi. © DR

La police française a diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi un appel à témoins avec les photos des deux présumés auteurs de l’attaque qui a fait 12 morts et plusieurs blessés au siège du journal « Charlie Hebdo » à Paris. Que sait-on, à ce stade, des enquêtes en cours ?

Retour sur les faits

C’est l’attaque la plus meurtrière en France depuis 1961. Mercredi 7 janvier, vers 11 heures 30, deux hommes cagoulés et lourdement armés ont attaqué le siège de la rédaction de Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris. Mais selon le ministère français de l’Intérieur, un troisième « criminel » est également impliqué dans l’attaque.

Les assaillants ont d’abord froidement tiré sur le chargé d’accueil du journal avant de faire feu sur les personnes qui participaient à la conférence de rédaction au deuxième étage de l’immeuble.

Au total, 12 personnes ont été tuées dont deux policiers de l’équipe qui assurait la protection des locaux de Charlie Hebdo. Parmi les victimes, on compte également les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré et le journaliste Bernard Maris, des figures emblématiques de l’hebdomadaire satirique français. Un « acte d’une exceptionnelle barbarie », a déclaré François Hollande qui s’était rendu au siège du journal après l’attaque, promettant de tout mettre en œuvre pour traquer et traduire les terroristes en justice.

Qui sont ces « terroristes »

Dans la nuit du mercredi à jeudi, la police a révélé l’identité de deux frères, auteurs présumés de l’attentat contre Charlie Hebdo. Il s’agit de Chérif et de Said Kouachi, respectivement âgés de 32 et 34 ans. Le premier, connu des services de renseignement, avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d’envoi de combattants en Irak. Les deux suspects, nés à Paris, sont de la nationalité française.

Ils sont « susceptibles d’être armés et dangereux », prévient la Préfecture de police dans son appel à témoins.

Selon des sources policières, la carte d’identité de Said Kouachi a été retrouvée dans une voiture abandonnée par les suspects dans le nord-est de Paris.

Quid du troisième homme ?

Beau-frère de Chérif Kouachi, Mourad Hamyd, 18 ans, le plus jeune des trois hommes visés par un avis de recherche lancé mercredi, s’est lui rendu dans la soirée au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes) et a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir aidé les deux tireurs.

Une source proche du dossier a expliqué à l’AFP que le jeune homme s’est rendu « après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux ». Certains internautes se présentant comme ses camarades de classe affirment que Mourad Hamyd était en cours avec eux au lycée au moment de l’attaque.

Outre Hamyd Mourad, six autres personnes, proches des deux principaux suspects, ont été placées en garde en vue, selon des sources policières. Une information confirmée jeudi par Manuel Valls. « Il y a eu plusieurs interpellations cette nuit, il y a des gardes à vue », a déclaré le Premier ministre français sur RTL, sans donner plus de détails.

>> Lire aussi Attaque de Charlie Hebdo : les condamnations internationales se multiplient

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Par Trésor Kibangula

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