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RD Congo : émeutes à Kasumbalesa après la mort par balle d’un civil

Le poste-frontière de Kasumbalesa. © AFP

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à Kasumbalesa, ville frontière entre la RD Congo et la Zambie, à une centaine de kilomètres au sud de Lubumbashi. La mort d'un civil, victime d'une balle perdue de la police, a mis le feu aux poudres.

La ville congolaise de Kasumbalesa, à la frontière avec la Zambie, s’est réveillée dans la violence, vendredi 9 septembre au matin.

Pendant une partie de la nuit, des émeutes ont opposé des habitants de cette ville de la province du Haut-Katanga et des forces de l’ordre. Le conflit serait partie de la mort d’un civil, victime d’une balle perdue de la police alors qu’il assistait à des funérailles.

Cinq morts selon la société civile

« Il a été victime d’une balle perdue, au cours d’affrontements entre la police et des groupes de bandits », a affirmé à Jeune Afrique Jean-Claude Kazembe, le nouveau gouverneur de la province du Haut-Katanga, après s’être rendu sur les lieux vendredi. « Il y a eu d’autres blessés, mais c’est le seul mort », a ajouté l’élu, contredisant le bilan de cinq morts établi vendredi par la société civile locale.

Poste de police brûlé

Les émeutiers ont également fait des dégâts matériels : un poste de police et divers véhicules ont notamment été brûlés. L’hôtel « Shalom », qui appartient au gouverneur Jean-Claude Kazembe (membre du parti au pouvoir à Kinshasa), a également été pris pour cible. « Il y a eu des vitres brisées reconnaît-il, mais les lieux n’ont pas été pillés ».

Ville stratégique

Ces événements surviennent sur fond de montée de l’insécurité dans cette ville stratégique à la frontière avec la Zambie. C’est par ce poste frontière que transitent la plupart des importations et exportations du Katanga, notamment le cuivre et le cobalt qui font la richesse de cette région. La frontière a été brièvement fermée vendredi, selon une source onusienne.

Suite à la chute des cours de ces minerais, de nombreuses exploitations ont réduit leurs effectifs. « Certains mineurs désœuvrés se sont retrouvés à Kasumbalesa et se livre à la criminalité » affirme Kazembe.

Pour l’entourage de l’ancien gouverneur du Katanga (aujourd’hui démembré), Moïse Katumbi, l’explication serait plus politique. « Un peuple trahi, insécurisé, opprimé, finit toujours par se révolter », a twitté son conseiller principal, Salomon Idi Kalonda.

 

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