Économie

Plus de 1 000 décideurs attendus à la rencontre économique « Africa 2016 »

Mis à jour le 6 septembre 2016 à 16:08

François Hollande lors du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique le 6 décembre 2013 à Paris. C’est en marge de cette rencontre que la création de la fondation AfricaFrance avait été proposée. © Elysée

Environ 1 000 à 1 200 décideurs économiques — au-delà des 800 initialement escomptés — sont attendus à la manifestation de promotion des relations économiques entre la France et l’Afrique, organisée les 22 et 23 septembre à Paris à l’initiative du ministère des Affaires étrangères (MAE) français, ont fait savoir ses organisateurs mardi.

Il y a foule aux guichets d’inscription d’Africa 2016, les rencontres économiques dont la direction Afrique et Océan indien du ministère des Affaires étrangères français a pris l’initiative, avec l’ambition de les reconduire tous les deux ans.

Selon l’organisateur, 1 030 participants sont d’ores et déjà inscrits (550 responsables français et 480 responsables africains), contre 800 dirigeants espérés initialement par les organisateurs. Au total, 3 000 tête-à-têtes entre dirigeants – tout particulièrement dans les domaines de l’énergie, de l’agroalimentaire et des TIC – seront ainsi hébergés sous les ors du Conseil économique social et environnemental (CESE) qui accueille les rencontres, au Palais d’Iéna, dans le 16e arrondissement de Paris.

Parmi les nombreux VIP attendus, tant politiques qu’économiques, on note la présence de Michel Sapin, le ministre français de l’Économie et des Finances, Amadou Ba, son homologue sénégalais, Elisabeth Guigou, la présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Bassem Loukil, le PDG du groupe tunisien du même nom, Brahim Benabdeslem, le vice-président du Forum des chefs d’entreprise, la principale organisation patronale algérienne, ou encore Évelyne Tall, la directrice générale adjointe du groupe panafricain Ecobank. Tous participeront à un programme de débats thématiques.

« Un basculement vers le privé »

« C’est la plus importante manifestation économique sur l’Afrique jamais organisée en France » s’est enthousiasmé Matthias Fekl, le secrétaire d’État français au Commerce extérieur, à l’occasion d’un point presse de présentation de la manifestation tenu au MAE ce mardi 6 septembre. Objectif pour l’Hexagone : « Valoriser Paris comme un hub incontournable pour les échanges éco[nomiques] avec l’Afrique », a expliqué Matthias Fekl.

Des rencontres d’autant plus importantes qu’ « un basculement vers le privé est à l’œuvre », a estimé pour sa part Lionel Zinsou, ancien Premier ministre béninois et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, qui chapeaute également la rencontre en tant que président de la Fondation AfricaFrance.

Cette évolution vers le secteur privé intervient « faute d’autre choix », a estimé le financier franco-béninois. « Le service de la dette des États ne peut pas dépasser les 50 % des PIB nationaux. Le rapport entre le public et le privé va évoluer et il est donc bon qu’il y ait des rencontres économiques en amont de Bamako [le sommet Afrique-France prévu en janvier 2017 dans la capitale malienne, ndlr] pour le dire », a encore indiqué Lionel Zinsou mardi au quai d’Orsay.

En attendant Bamako

Des rencontres de Paris doivent émerger une série de propositions économiques qui seront mises à disposition des représentants politiques à Bamako, où seule une petite délégation de patrons français est attendue. « Une cinquantaine de chefs d’entreprise, cette fois-ci emmenée par le Medef s’y rendra, et ce pour des raisons de sécurité », indique la direction Afrique et océan Indien du ministère français des Affaires étrangères.