Energie

Électricité : la Côte d’Ivoire va augmenter la puissance de ses deux principales centrales

Le groupe énergétique africain Eranove contrôle notamment la Compagnie ivoirienne d'électricité. © Eranove

Le gouvernement ivoirien, qui entend doubler la capacité de production de la Côte d’Ivoire pour accompagner la croissance, a validé une importante extension des centrales électriques à gaz de Ciprel et Azito.

Le Conseil des ministres a approuvé le 31 août le principe d’augmenter d’ici trois ans les capacités de production des deux plus puissantes centrales électriques, qui fonctionnent au gaz. Ces sites abidjanais, gérés par des sociétés privées, avaient tous les deux bénéficié d’une extension au cours de l’année écoulée.

Ainsi, la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (Ciprel), qui avait atteint en février 556 mégawatts (+70 % de capacité pour 340 millions d’euros d’investissement), va bénéficier de 350 mégawatts (MW) supplémentaires. Ciprel est l’un des quatre actifs majeurs du groupe Eranove, basé à Paris et principalement présent en Côte d’Ivoire (CIE, Sodeci) et au Sénégal (SDE).

La centrale à gaz d’Azito, dont l’actionnaire majoritaire est l’opérateur anglais Globeleq (huit actifs sur le continent, notamment au Cameroun et en Afrique du Sud), verra quant à elle ses capacités augmenter de 277 MW, atteignant ainsi 707 MW. Elle avait bénéficié d’une extension en juin 2015 (pour environ 400 millions de dollars).

Doubler les capacités de production

Le gouvernement souhaite doubler les capacités de production de 2000 à 4000 MW installés d’ici 2020, afin d’accompagner la hausse de la consommation liée à sa forte croissance économique (attendue à +8,5 % en 2016 selon le FMI). Comme nombre de ses voisins, la Côte d’Ivoire s’appuie en cela sur le développement de producteurs privés d’électricité, capable de supporter les lourds investissements nécessaires.  

Bénéficiant d’importantes ressources hydrauliques et gazières, le pays affiche les tarifs de l’électricité parmi les moins élevés de la région, mais qui font l’objet d’un mécontentement de la population dans un contexte de grogne sociale contre la vie chère.

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