Économie

Selon Christine Lagarde, le FMI va probablement baisser à nouveau sa prévision de croissance

Dans une interview accordée à l’agence « Reuters », la directrice générale du Fonds monétaire international a indiqué qu’une nouvelle baisse de la prévision de croissance mondiale en 2016 était probable, du fait notamment de la faiblesse de la demande et du ralentissement des investissements.

Par - avec Reuters
Mis à jour le 2 septembre 2016 à 15:56

L’ancienne ministre française des Finances, Christine Lagarde, dirige le FMI depuis juillet 2011. © Bruno Levy pour Jeune Afrique

Le Fonds monétaire international va probablement abaisser à nouveau sa prévision de croissance mondiale pour 2016 en raison de la faiblesse de la demande, d’un ralentissement des échanges et des investissements et du creusement des inégalités, a déclaré Christine Lagarde à Reuters.

La directrice générale du FMI a exhorté dans cette interview les dirigeants du G20 à agir bien plus fortement pour soutenir la demande, défendre le commerce international et la mondialisation et lutter contre les inégalités.

Menaces

Si certaines menaces pressenties contre l’économie mondiale ne se sont pas encore matérialisées, comme une récession provoquée par le vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne ou un effondrement de la croissance chinoise, Christine Lagarde a évoqué « une croissance en léger déclin, fragile, faible et certainement pas alimentée par les échanges commerciaux ».

« Quand vous observez les perspectives de croissance économique dans leur profondeur, le potentiel de croissance, la productivité, nous ne recevons pas de très bons signaux et nous allons probablement réviser à la baisse notre prévision de croissance pour 2016 », a-t-elle dit.

Le FMI a déjà abaissé en juillet sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial à 3,1% pour cette année et à 3,4% pour 2017, soit dans les deux cas une baisse d’environ un dixième de point.

Lors de cette mise à jour, le FMI a réduit de moitié ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2016, à +1,6 % contre un taux de +3 % évoqué en avril.