Politique

Sénégal : l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo a été expulsé en France

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L’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo, dans la vidéo postée le 29 décembre 2014 sur Youtube.

L'opposant gambien Cheikh Sidya Bayo, dans la vidéo postée le 29 décembre 2014 sur Youtube. © Capture d'écran/Youtube

Arrêté à Dakar le 3 janvier pour trouble à l’ordre public, l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo a été expulsé dans la nuit de 13 au 14 janvier vers Paris. Il avait publiquement appelé au renversement de Yahya Jammeh la veille de la tentative du coup d’État manqué en Gambie.

Cheikh Sidya Bayo n’est plus au Sénégal. L’opposant gambien a été expulsé, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 janvier, de Dakar vers Paris. Quelques heures plus tôt, la Cour suprême du Sénégal, saisie par les avocats du jeune homme, avait confirmé l’arrêté du ministère de l’Intérieur ordonnant son expulsion. Cheikh Sidya Bayo a donc été expulsé le soir même, à bord du vol Air France AF719 arrivé à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle le 14 janvier à 6h15 du matin.

>> Lire aussi Gambie : qui est l’opposant Cheikh Sidya Bayo, arrêté au Sénégal ?

"Il va bien et se repose dans son domicile parisien, affirme maître Abdoulaye Tine, son avocat en France. Mais il est encore sous le choc et a du mal à se remettre de ses éprouvantes conditions de détention au commissariat central de Dakar".

Képi militaire sur la tête

Le leader du Conseil national pour la transition en Gambie (CNTG) y était détenu depuis son interpellation, le 3 janvier dernier dans la capitale sénégalaise. Il était alors sous la menace d’un arrêté d’expulsion, accusé par les autorités d’avoir porté atteinte à l’ordre public avec ses déclarations visant le régime de Yahya Jammeh. Dans une vidéo diffusée sur Youtube le 29 décembre, veille de la tentative de putsch contre le président gambien, Cheikh Sidya Bayo, képi militaire sur la tête, appelait ses compatriotes à se soulever contre leur président, des propos qu’il a ensuite réitéré sur la chaîne de télévision privée TFM.

Au Sénégal, pays qui abrite de nombreux opposants gambiens, les défenseurs des droits de l’homme se disent vigilants sur les conséquences de cette affaire. "Il ne faut pas que cette décision ait un impact sur les autres opposants gambiens, qui n’appellent pas à la violence et ne font qu’utiliser leur liberté d’expression en critiquant le régime de Yahya Jammeh", explique ainsi Seydi Gassama, le président de la section sénégalaise d’Amnesty international.

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Benjamin Roger

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