Sport

Le Tchad, premier sponsor africain en Ligue 1

Lors de la présentation du nouveau maillot du FC Metz. © DR

Le gouvernement tchadien a signé un accord pour apparaître sur le maillot des joueurs du FC Metz, une première dans l'élite du football français.

Après le Qatar (PSG) et l’Azerbaïdjan (RC Lens), les deux premiers États à s’offrir un encart publicitaire sur les plastrons des maillots des joueurs de Ligue 1, c’est au tour du Tchad de s’inviter sur les pelouses du championnat français. Samedi, le FC Metz a en effet annoncé que le pays deviendrait son principal sponsor pour les trois saisons à venir lors d’une conférence de presse où étaient présents des représentants tchadiens.

« Tchad, Oasis du Sahel »

Le maillot des messins est donc désormais floqué de l’inscription « Tchad, Oasis du Sahel », une manière pour N’Djamena de promouvoir son image touristique à l’étranger et de « gommer son image négative », a appuyé Miarom Betel, le ministre des Sports.

Si, comme bien souvent dans ces nouveaux contrats de sponsoring, le montant de l’accord n’a pas été dévoilé, on en sait un peu plus sur les différents acteurs impliqués. A l’origine du projet selon le président messin Bernard Serin, interviewé par RFI, un Béninois, Christian Lagnide. Cet ancien joueur grenat devenu PDG d’un grand groupe de presse s’est récemment installé à N’Djamena, où il a œuvré pour ce rapprochement : « Le partenariat s’est engagé par l’entremise de LC2 (le groupe en question, ndlr) », a confirmé Bernard Serin. Un appui de choix pour l’Office du tourisme tchadien, qui est donc devenu le sponsor principal du FC Metz.

Le FC Metz mise sur l’Afrique

De son côté, le club poursuit sa politique de développement de ses liens avec le continent africain. Car depuis 16 ans, les dirigeants du club gèrent également un centre de formation à Dakar, Génération Foot, reconnu pour être l’un des meilleurs de la région après avoir lancé Papiss Cissé ou encore Sadio Mané. Et des ponts pourraient bien être jetés entre les deux projets, puisque Bernard Serin n’exclut pas d’accueillir les meilleurs espoirs tchadiens dans le centre dakarois. Pour, pourquoi pas, espérer que l’un d’entre eux marche sur les traces de Jules Bocandé, brillant joueur sénégalais du FC Metz dans les années 80.

Mais le pari demeure risqué, tant le football tchadien semble au plus mal ces derniers mois. L’équipe nationale a été suspendue par la CAF à la suite de nombreux conflits internes, rapporte le site de la Confédération Africaine de Football, tandis qu’un des poids lourds du foot national, Japhet N’Doram, dénonçait un système mafieux au sein de la fédération.

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