Sécurité

Tunisie : deux jihadistes abattus à Kasserine, devant une foule d’habitants

Une ambulance transportant le corps de quatre policiers tués pendant l'attaque de la résidence de l'ex-ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou à Kasserine, le 28 mai 2014. © Mouldi Kraiem/AP/SIPA

Deux jihadistes ont été tués au cours d'une importante opération sécuritaire nocturne à Kasserine, dans le centre-est de la Tunisie, et ce devant les yeux de centaines de personnes venues assister à la scène.

Activement recherchés, les deux hommes s’apprêtaient à commettre des « actions terroristes dans la région » et ont été ciblés par la Brigade nationale d’intervention rapide (BNIR) alors qu’ils étaient retranchés dans une maison d’une cité de Kasserine, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah, a affirmé qu’ils étaient « suivis depuis plusieurs semaines » pour « leur appartenance à Daesh ». Leur identité est connue, mais il n’a pas été en mesure de les divulguer pour le moment.

Un mort parmi les civils

Les combats, qui ont duré plusieurs heures jusqu’à l’aube, ont également fait une victime civile, touchée mortellement par les tirs des deux jihadistes présumés, selon la même source. D’après les correspondants sur place de plusieurs médias tunisiens, il s’agirait d’un adolescent mortellement touché par une balle perdue. Un agent sécuritaire a également été blessé à la jambe et transporté à l’hôpital.

Un nombre impressionnant de personnes se trouvaient sur les lieux pendant l’opération, ignorant les risques et immortalisant la scène via leurs téléphones en scandant « vive la Tunisie ! ».

Saisie d’armes et de munitions

Deux Kalachnikov, des munitions, une ceinture explosive, des armes artisanales, des épées, trois téléphones portables et une moto ont été saisis par la brigade antiterroriste, a fait savoir le ministère de l’Intérieur via un communiqué.

Cette opération intervient moins de deux jours après une attaque à l’explosif au mont Sammama, près de Kasserine, dans laquelle trois soldats ont été tués et neuf autres blessés. Cette attaque avait été revendiquée le 30 août par la Phalange Okba Ibn Nafaâ, groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

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