Politique économique

Moody’s maintient sa note sur la Côte d’Ivoire

| Par Jeune Afrique
Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien à Paris le 17 mai. A sa droite Pierre Laporte, directeur de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.

Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien à Paris le 17 mai. A sa droite Pierre Laporte, directeur de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire. © Vincent Fournier

L’agence de notation financière a conservé jeudi la note Ba3 qu’elle avait attribuée en novembre 2015 au pays Afrique de l’Ouest. La perspective est stable.

Forte croissance économique et stabilité politique après la réélection d’Alassane Ouattara font de la Côte d’Ivoire un bon élève des agences de notation financière. Dernier exemple en date jeudi 25 août : Moody’s a emboîté le pas à son homologue Fitch, qui avait déjà conservé sa propre évaluation en juin.

Alors qu’en mai elle avait sanctionné l’Angola et le Nigeria, mais aussi le Gabon et le Congo-Brazzaville, dont les économies sont grevées par les cours du pétrole, Moody’s demeure confiante dans les perspectives de forte croissance du pays (+8,5% attendus en 2016). D’autant plus qu’elles ont été affermies par un solide tour de table des bailleurs de fonds en mai à Paris.

Diversification

Autre signe encourageant, la diversification progressive des secteurs d’activité qu’a entrepris la Côte d’Ivoire, au-delà de ses filières cacao et café qui « demeurent les plus avancées tant en termes de valeur que de volume », écrit Moody’s dans sa revue annuelle. Ainsi si « le secteur agricole comptait pour 70% du PIB et 90% des revenus de l’État dans les années 1960, il représente aujourd’hui 28% du PIB et 10 à 15% des revenus de l’État », se félicite l’agence.

Elle prédit ainsi une accélération des secteurs miniers ou des hydrocarbures. Dans ce dernier secteur, le pays a fait connaître son intention de doubler sa production, avec l’objectif d’atteindre 200 000 BOE (barils équivalent pétrole) en 2020. 

Les seuls points noirs relevés par l’agence portent notamment sur le haut niveau d’investissements publics requis par la modernisation des infrastructures — à l’instar du plan de développement des routes approuvé début août — et une gouvernance institutionnelle jugée encore faible.

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