Sécurité

RD Congo : 32 arrestations dans le pays lors de la journée « ville morte », selon l’ONU

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 24 août 2016 à 17h59
Le leader de l'opposition congolaise Étienne Tshisekedi portant un cercueil symbolique lors d'un rassemblement de l'opposition contre un troisième mandat de Joseph Kabila. Kinshasa. 31 juillet 2016

Le leader de l'opposition congolaise Étienne Tshisekedi portant un cercueil symbolique lors d'un rassemblement de l'opposition contre un troisième mandat de Joseph Kabila. Kinshasa. 31 juillet 2016 © John bompengo/AP/SIPA

Les Nations unies ont dénoncé mercredi à Kinshasa l’arrestation la veille de 32 personnes en marge de la journée « ville morte » décrétée par une frange de l’opposition.

« Mardi,  nous avons enregistré 32 cas d’arrestations » par la police et l’Agence nationale de renseignement (ANR), a déclaré à l’AFP José-Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH).

Ces arrestations ont eu lieu dans la capitale Kinshasa et à Mbuji-Mayi, dans le centre du pays, a-t-il précisé, ajoutant que « 11 personnes restent encore en détention à Mbuji-Mayi », les autres ayant été libérées.

Certaines personnes interpellées ont été accusées d’avoir affiché des « comportements contraires à une manifestation pacifique » mais, il y a eu aussi des cas « d’arrestations arbitraires », selon José-Maria Aranaz.

Travaux préparatoires en vue des élections

Mardi, le « Rassemblement », coalition d’opposition politique congolaise réunie autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi avait appelé à une journée ville morte pour récuser le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) pour le dialogue politique national en RDC, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

Cette grève générale a été partiellement suivie à Kinshasa et ignorée dans d’autres grandes villes du pays, alors que Edem Kodjo lançait les travaux préparatoires du dialogue national dans la capitale. L’opposition dans son ensemble avait d’abord boudé ce dialogue avant de donner son accord moyennant des préalables, notamment la libération de prisonniers politiques et d’opinion.

Mardi, les représentants d’une partie de l’opposition ont pris part au lancement des travaux préparatoires du dialogue.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3092_600x855 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte