Politique

RD Congo : l’appel à une « ville morte » partiellement suivi à Kinshasa

Étienne Tshisekedi s'exprimant devant la foule après son retour à Kinshasa, le 31 juillet 2016. © John Bompengo/AP/Sipa

L'opposition congolaise a encouragé la population à observer une "journée ville morte" ce mardi 22 août sur l'ensemble du territoire. La recommandation a été partiellement suivie à Kinshasa et ignorée dans d'autres grandes villes du pays, selon des journalistes de l'AFP.

À Kinshasa, à la mi-journée, des habitants constatent une circulation étonnamment fluide. « J’ai relié Kitambo magasin à la gare centrale en sept minutes, alors que d’habitude je mets au moins 30 minutes », explique Firmin Luzitu, un chauffeur de taxi.

Au grand marché de Kinshasa, deux magasins sur cinq ont ouvert, mais les vendeurs se plaignent de la rareté des clients. « Nous ne vendons pas. Il n’y a pas d’acheteurs », proteste une vendeuse de poissons.

Selon des journalistes de l’AFP, à Lubumbashi les activités se sont déroulées normalement, tout comme à Beni, Goma, et Bukavu dans l’est, ainsi qu’à Kisangani dans le nord-est.

Initiative concertée

L’appel à une journée ville morte a été lancé par le « Rassemblement », la coalition politique réunie autour d’Étienne Tshisekedi, afin d’appuyer sa demande de récuser le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) pour le dialogue politique national en RDC, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

Les travaux préparatoires de ces pourparlers ont été lancés par ce dernier, qui s’est dit « réconforté » par la présence des délégués de la majorité au pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile, au démarrage de ces assises ouvertes devant des diplomates étrangers.

Ce dialogue voulu « inclusif » avait été convoqué fin novembre par le président Joseph Kabila en vue d’ « élections apaisées » en RDC, alors que la tenue d’une élection présidentielle en 2016, comme cela était initialement prévu, semble hautement improbable.

Climat politique tendu

À mesure qu’approche la fin du mandat du président Joseph Kabila, le 20 décembre, le climat politique est de plus en plus tendu en RDC, l’opposition le soupçonnant de vouloir s’accrocher au pouvoir.

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