Économie

Pétrole : la Guinée équatoriale est-elle en pénurie d’argent ?

Mis à jour le 2 février 2015 à 15:58

Très opaques, les revenus du pétrole équato-guinéen semblent s’amenuiser et l’État augmente certaines taxes pour renflouer ses caisses.

Très opaques, les revenus du pétrole équato-guinéen semblent néanmoins s’amenuiser. Les gels de salaire des fonctionnaires et les retards de paiement des entreprises ont ainsi été dénoncés par plusieurs partis d’opposition, les constructions ralentissent (dans la ville nouvelle d’Oyala par exemple, où le chômage touche durement de plus en plus d’employés), et l’État augmente certaines taxes pour renflouer les caisses.

Ainsi, à Bata, « le péage en centre-ville est récemment passé de 100 F CFA à 500 F CFA [de 0,15 à 0,76 euro] pour les automobiles, de 500 à 2 000 F CFA pour les autobus, et de 2 000 à 5 000 F CFA pour les poids lourds », indique Wenceslao Mansogo Alo, responsable des relations internationales de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS, opposition).

La chute des cours du pétrole n’explique cependant pas à elle seule ce tarissement des ressources : elle s’ajoute à la baisse inexorable de la production, amorcée en 2009 (- 1,8 % entre 2012 et 2013), alors qu’aucune nouvelle prospection n’est engagée. Côté société, il y a peu de chances pour que la rue s’enflamme en pleine Coupe d’Afrique des nations (depuis le 17 janvier), « sauf peut-être si certains services, comme les transports, deviennent inabordables », poursuit un observateur. Seul sentiment unanime : plus personne ne prête crédit aux promesses de Teodoro Obiang Nguema.

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