Politique

Niger : deuil national de trois jours après les manifestations meurtrières anti-« Charlie Hebdo »

Lors de la manifestation contre "Charlie Hebdo", samedi 17 janvier à Niamey.

Lors de la manifestation contre "Charlie Hebdo", samedi 17 janvier à Niamey. © AFP

Un deuil national de trois jours a été décrété par le gouvernement nigérien à compter de ce lundi en mémoire des dix personnes tuées lors des manifestations des 16 et 17 janvier contre la une de "Charlie Hebdo" représentant le prophète.

Après les manifestations meurtrières de ce week-end contre la une de Charlie Hebdo caricaturant Mahomet, le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de trois jours et la mise en berne des drapeaux sur tout le territoire à compter du lundi 19 janvier. D’après un bilan officiel, les émeutes vendredi à Zinder (Sud) et samedi à Niamey ont fait 10 morts et 173 blessés.

Les émeutiers ont pillé et incendié 45 églises dans la capitale, et détruits cinq hôtels, 36 débits de boisson, un orphelinat et une école chrétienne. À Zinder, le Centre culturel franco-nigérien et au moins trois églises ont été incendiés. Plus de 300 chrétiens de la deuxième ville du pays étaient réfugiés dimanche soir dans des casernes afin de bénéficier d’une protection militaire.

>> Lire aussi Niger : pourquoi les manifestations anti-"Charlie Hebdo" ont été si violentes

"De quel tort sont coupables les églises et les chrétiens du Niger ?"

"Ceux qui pillent ces lieux de culte, qui les profanent, qui persécutent et tuent leurs compatriotes chrétiens ou les étrangers qui vivent sur le sol de notre pays n’ont rien compris à l’islam, a déclaré le président Mahamadou Issoufou samedi dans un discours télévisé. Savent-ils qu’en se comportant de la sorte, ils incitent les populations des pays où les musulmans sont minoritaires à profaner et à détruire les mosquées ? (…) De quel tort sont coupables les églises et les chrétiens du Niger ?"

Le président nigérien a également annoncé l’ouverture d’une enquête sur les violences. Lançant un appel au calme, il a aussi promis que les responsables seront identifiés et "châtiés conformément à la loi".

(Avec AFP)
 

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