Racisme

Black Lives Matter : la police reconnaît avoir abattu par erreur un Africain-Américain non loin de Los Angeles

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 11 août 2016 à 09h19
Des membres de la famille de Donnell Thompson, dont sa sœur Matrice Stanley, à gauche en noir, devant les superviseurs du comté de Los Angels le 9 août 2016

Des membres de la famille de Donnell Thompson, dont sa sœur Matrice Stanley, à gauche en noir, devant les superviseurs du comté de Los Angels le 9 août 2016 © Nick Ut/AP/SIPA

Un Africain-Américain de 27 ans a été abattu fin juillet dans une banlieue de Los Angeles à la suite d’une erreur commise par des policiers qui tentaient d’appréhender une autre personne suspectée d’avoir volé une voiture, a reconnu le chef de police du bureau des homicides cette semaine.

Donnell Thompson a été abattu le 28 juillet alors que la police poursuivait des suspects dans une affaire de vol de véhicule. Le bureau du shérif avait initialement affirmé que le jeune homme correspondait à la description d’un des deux suspects, selon le Los Angeles Times. Mais mardi, la police est revenue sur ses précédentes déclarations en conférence de presse.

« Au vu des éléments, nous avons déduit qu’il n’y a pas de preuve que Thompson ait participé au détournement du véhicule ou à l’agression contre les agents de police », a expliqué le chef de police du bureau des homicides.

« Le conducteur de la voiture volée a tiré sur les agents qui le poursuivaient, avant d’avoir un accident. Il a ensuite abandonné le véhicule pour s’enfuir dans les rues du voisinage. Les officiers ont trouvé  Thompson peu après avoir arrêté le suspect qui avait tiré sur eux. Ils avaient été alertés de sa présence par un voisin qui avait appelé le numéro d’urgence », détaille le communiqué de police.

Désarmé

Donnell Thompson, qui ne portait pas d’arme sur lui, était allongé sur une pelouse « dans une position qui cachait l’une de ses mains et n’a pas obéi à plusieurs ordres des policiers, qui ont craint qu’il ne soit armé et lié au vol de voiture » poursuit le communiqué, ajoutant que Thompson s’est levé et «a foncé sur les agents». C’est alors que l’un de ces derniers lui a tiré dessus.

Cet agent, relevé de ses fonctions, a été détaché à une activité administrative, précise le bureau du shérif.

Déficience mentale

L’aveu de cette bavure survient au deuxième anniversaire de la mort de Michael Brown, un Afro-Américain de 18 ans sans armes tué par un policier blanc à Ferguson, dans le Missouri.

La sœur aînée de Thompson, Matrice Stanley, a déclaré au Los Angles Times mardi que son frère – qui pesait 59 kilos pour 1,60 mètre – souffrait d’une déficience mentale. « On aurait dit qu’il avait 16 ans », a souligné cette infirmière de 44 ans, estimant que des préjugés raciaux ont joué un rôle.

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