Sécurité

Mali : nouveaux affrontements entre la CMA et le Gatia près de Kidal

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 10 août 2016 à 08h57
Des Casques bleus à Kidal, dans le nord du Mali, le 27 juillet 2013.

Des Casques bleus à Kidal, dans le nord du Mali, le 27 juillet 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

De nouveaux combats ont éclaté mardi dans le nord du Mali près de Kidal entre des hommes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, à dominante touareg) et d’autres du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), un mouvement de la Plateforme, la coalition pro-gouvernementale.

Aucun responsable n’avait pu être joint au sein de la CMA et aucun bilan n’était disponible mardi soir. Selon un résidant de Kidal joint par l’AFP, des affrontements ont éclaté mardi en fin d’après-midi entre « les combattants de la Plateforme et de la CMA à une cinquantaine de kilomètres » de sa ville, a-t-il indiqué, sans être en mesure de fournir de détails.

Regain tensions 

La tension était montée de plusieurs crans ces dernières semaines. Les deux camps s’étaient en effet affrontés les 21 et 22 juillet dans Kidal même, à l’arme lourde, puis le 30 juillet à une quarantaine de kilomètres à l’est de la ville, selon plusieurs sources.

Dans un communiqué signé de son secrétaire général, Fahad Ag Almahmoud, le Gatia a accusé une composante de la CMA, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), d’avoir attaqué ses positions à 65 km au nord-est de Kidal mardi en fin d’après-midi. Les assaillants étaient dans « des colonnes de véhicules parties de la ville de Kidal », a-t-il affirmé.

Le dispositif d’interposition de la Minusma mis en cause 

Fahad Ag Almahmoud a ensuite précisé par téléphone que les combats se déroulaient à Edjarer et ce, « malgré les garanties données par la Minusma », la Mission de l’ONU au Mali. « La Minusma nous a invités à ne pas rentrer dans la ville de Kidal et a garanti qu’elle ne laisserait pas les autres (ex-rebelles, NDLR) s’organiser pour nous attaquer », a-t-il dit.

Le 31 juillet, la Minusma avait annoncé avoir mis en place un « dispositif d’interposition pour éviter des combats » à Kidal, ainsi qu’un « dispositif d’observation » pour contrôler les accès à la ville et éviter ces combats, qui viennent à nouveau violer le cessez-le-feu accepté par la CMA et la Plateforme dans le cadre de l’accord signé en mai-juin 2015 avec le gouvernement malien.

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