Sécurité

Sécurité : à Niamey, la communauté internationale s’est réunie contre Boko Haram

Capture d'écran d'une vidéo de Boko Haram, octobre 2014. © AFP

Une vingtaine de pays et d'organisations régionales et internationales se sont réunies ce mardi à Niamey pour tenter de mettre sur pied une force multinationale efficace contre l'avancée du groupe terroriste nigérian Boko Haram.

(Mis à jour le 21 janvier à 8h14)

Le monde entier se penche au chevet du Nigeria, ce mardi 20 janvier à Niamey, pour une énième tentative d’action coordonnée pour bloquer la fulgurante avancée du groupe Boko Haram. Plus rien n’arrête le groupe jihadiste, qui multiplie les attaques dans le bassin du lac Tchad. La crise n’a plus rien d’interne, comme en témoignent les derniers événements au Niger et Cameroun, et les intervenants présents à cette réunion ministérielle sur la sécurité au Nigeria entendent sortir des déclarations d’intention.

"Boko Haram ne peut plus être considéré comme un problème du Nigeria et, à l’exemple des autres organisations terroristes comme Aqmi et Daesh dont il est proche, le groupe terroriste nigérian constitue une menace pour la paix et la sécurité pour la région et pour le monde", a averti Mohamed Bazoum, le ministère nigérien des Affaires étrangères, selon lequel "l’objectif de Boko Haram, c’est le contrôle du lac Tchad, zone stratégique pour son approvisionnement extérieur en armes et vivres et sa sanctuarisation territoriale".

>> À lire : Pourquoi la coopération régionale contre Boko Haram patine

Délégation nigériane famélique

Après le sommet de Paris, le 17 mai dernier, suivi de réunions à Londres et à Abuja, c’est donc à Niamey que se retrouvent des membres de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des Nations unies (ONU), et de plusieurs pays : France, Canada, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Chine… ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays frontaliers, pour faire face à une délégation nigériane pour le moins famélique.

L’ambassadeur du Nigeria, et un général des forces armées sont aujourd’hui sous la pression de la communauté internationale. L’envoi de troupes tchadiennes au Cameroun traduit l’urgence des pays de la zone à contenir l’expansion du groupe, quelle que soit la position affichée par le Nigeria, qui semble, en pleine période électorale, minimiser l’ampleur de la menace.

La réunion de ce mardi a à nouveau évoqué la mise en place d’une force mixte multinationale de lutte contre Boko Haram, alors que les réfugiés continuent d’affluer dans les pays limitrophes. "La dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire imposée par Boko Haram nous impose d’accélérer le processus", a fait savoir Smail Chergui, commissaire à la Paix et la sécurité pour l’Union Africaine.

Le principe de cette force ayant déjà été approuvé par l’Union africaine, les chefs d’État, réunis en sommet la semaine prochaine à Addis Abeba, pourraient l’officialiser réellement.

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Dorothée Thiénot, envoyée spéciale à Niamey

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