Finance

Finance islamique : la Côte d’Ivoire lance son deuxième sukuk

Le président ivoirien Alassane Ouattara et Ahmad Mohamed Ali, président de la Banque islamique de développement en décembre 2014 au siège de la BID à Djeddah, en Arabie saoudite. © DR

Le Trésor public ivoirien a lancé en début de semaine un emprunt obligataire de 150 milliards F CFA (228,6 millions d’euros) sous forme d'obligations islamiques conformes à la charia. C'est le deuxième sukuk émis par le pays.

Cette deuxième opération en moins d’un an est identique à celle lancée le 23 novembre 2015 sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et clôturée avec succès en début d’année.

La nouvelle émission a une maturité de sept ans (2016-2023) et intervient dans le cadre d’un programme qui vise la mobilisation de 300 milliards de F CFA en sukuk sur la période 2015-2020. La période de souscription s’étend du 1 au 31 août inclus. Cet emprunt, conforme aux règles de la finance islamique, permettra au gouvernement ivoirien de poursuivre les investissements et d’apurer certaines créances de l’État.

L’arrangeur principal et chef de file est la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), une filiale du groupe Banque islamique de développement (BID). Les co-chefs de file sont Bibe Finances & Securities (BFS), basé à Cotonou, Bici Bourse (groupe BNP Paribas) et BNI Finances de Côte d’Ivoire. Les sociétés de gestion et d’intermédiation agréées par la BRVM prennent également part à l’opération.

Patrimoine immobilier

Selon les informations récoltées par Jeune Afrique, cet emprunt sera adossé à une partie du patrimoine immobilier de l’État : l’immeuble du Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA), dans le quartier du Plateau, valorisé à 98 milliards de F CFA, et les tours administratives A et B qui sont le siège de plusieurs ministères, dont la valeur est estimée à 67 milliards de F CFA.

Sukuk, quésaco ?

Instruments de financement de marché, les sukuk sont une alternative aux instruments classiques qui, portant intérêt, sont illicites selon l’islam. Ils sont adossés a un actif sous-jacent (et obligatoirement licite aux yeux de l’islam) dont le rendement est généralement utilisé pour rémunérer les investisseurs.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte