Elections

Gabon : un collectif citoyen demande aux autorités la libération d’une quinzaine de ses membres

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 05 août 2016 à 11h31
Dans le centre-ville de Libreville, en janvier 2012.

Dans le centre-ville de Libreville, en janvier 2012. © Tiphaine Saint-Criq pour Jeune Afrique

Des militants de la société civile au Gabon ont réclamé jeudi 4 août la libération de leur chef de file et d’une quinzaine d’autres activistes, arrêtés selon eux début juillet en marge d’un rassemblement de l’opposition.

Des membres du collectif citoyen Dynamique unitaire ont exigé la libération du syndicaliste enseignant Jean-Rémi Yama, arrêté le 9 juillet lors d’une contre-manifestation à Libreville, non loin d’un grand rassemblement en faveur du président Ali Bongo Ondimba Bongo, candidat à sa propre réélection. Selon Dynamique unitaire, une quinzaine d’autres militants sont toujours détenus.

Lors de ce rassemblement de l’opposition, des pierres avaient été jetées en direction des forces de l’ordre. Jean-Rémi Yama est détenu parce qu’il y a eu « voie de fait », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Des arguments démentis par le collectif syndical Dynamique unitaire, qui affirme que Jean-Rémi Yama et une quinzaine d’autres militants sont détenus « de manière arbitraire car le dossier est vide », a déclaré l’un des porte-parole du collectif, Louis-Patrick Mombo. Un bilan contredit par Alain-Claude Bilie-By-Nze :

Inquiétudes de deux partis politiques français 

En France, le Parti socialiste au pouvoir a appelé dans un communiqué daté du 29 juillet « les autorités gabonaises à libérer immédiatement les dizaines de militants politiques arrêtés ces dernières semaines », exprimant « sa vive préoccupation pour le climat social et politique délétère au Gabon, à moins d’un mois du scrutin présidentiel ».

Une inquiétude partagée par le parti Europe Écologie Les Verts, qui a dénoncé la répression d’une marche de l’opposition, samedi 23 juillet. « Europe Écologie Les Verts condamne les violations répétées des droits fondamentaux, notamment celles d’expression et de manifestation. EELV appelle le gouvernement français à faire pression sur les autorités afin qu’elles mettent tout en œuvre pour apaiser la situation », a estimé le parti français dans un communiqué du 30 juillet. 

« Le complexe du petit colon »

« C’est le complexe du petit colon qui se sent autorisé à donner son point de vue sur des pays qu’il ne connaît pas », a répliqué le porte-parole du gouvernement gabonais.

Quatorze candidats, dont le chef de l’État sortant et plusieurs caciques du régime passés à l’opposition, sont en lice pour l’élection présidentielle du 27 août au Gabon, où les esprits s’échauffent à mesure que la date du scrutin se rapproche.

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