Politique

Burkina : des partis politiques appelés à tenir leurs instances statutaires pour se conformer à la loi

Un bureau de vote à Ouagadougou pendant les élections couplées présidentielle et législatives au Burkina, le 29 novembre 2015.

Un bureau de vote à Ouagadougou pendant les élections couplées présidentielle et législatives au Burkina, le 29 novembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Le gouvernement burkinabè a appelé mardi 42 partis politiques à tenir leurs instances statutaires d’ici le 31 août afin de se conformer à la loi, sous peine de « suspension » ou de « dissolution ».

Quelque 42 partis sur les 145, soit près d’un tiers des formations politiques que compte le Burkina Faso, sont dans l’illégalité, a indiqué le ministère en charge des Libertés publiques dans un communiqué.

Certains partis politiques « n’ont plus organisé de congrès ou d’assemblées générales pour renouveler, comme le prévoit la loi, leurs directoires depuis au moins deux ans pour certains, six ans pour d’autres », a dénoncé le ministère dans ce communiqué, les appelant à le faire d’ici au « mercredi 31 août 2016 », au risque de s’y voir contraindre par la loi sur la charte des partis et formations politiques.

Ces partis pourraient également faire l’objet d’une « suspension » ou d’une « dissolution pure et simple », a précisé à l’AFP le directeur des Libertés publiques, Kayaba Aristide Béré.

Pléthore de partis

Le Burkina Faso évolue dans un système politique intégral avec liberté de création des partis et formations politiques depuis le retour du pays à la démocratie en 1991 après une quinze années de régimes d’exception.

Mais au vue de la pléthore des partis politiques dont certains ne sont que l’ombre d’eux-même et tiennent rarement leurs instances, de nombreuses voix s’élèvent pour demander leur limitation afin d’éviter l’émiettement de l’échiquier politique et la dispersion de l’électorat. En 2012, une quarantaine de partis et formations avaient déjà été suspendus par le ministère. Une loi adoptée en 2008 interdit également le « nomadisme » ou la « transhumance » politique.

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