Société

Le Tchad face au défi du mariage précoce

Des femmes et des enfants au bord du lac Tchad, le 30 mars 2015. © AFP

Ngarmbatina Carmel Sou IV, la ministre tchadienne de la Femme, a tiré dimanche la sonnette d'alarme au sujet de la proportion des mariages précoces dans son pays où l'union des enfants de moins de 18 ans est interdite par la loi.

« Vingt-huit pour cent des femmes de 15 à 49 ans ont été mariées avant l’âge de 15 ans et 69% des femmes de 20 à 49 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans », a déclaré la ministre tchadienne de la Femme à l’occasion de la Journée de la femme africaine, le 31 juillet. »Ce taux varie selon les régions et oscille entre 60 et 84% dans les autres régions contre 52% à Ndjamena », la capitale, a-t-elle précisé, s’appuyant sur des statistiques de 2010.

Les mariages de « violation (sont) non seulement des droits humains, mais aussi de la Convention relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant », a dénoncé la ministre.

Loi interdisant le mariage des enfants

Le président tchadien Idriss Deby a promulgué en 2015 une loi punissant d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 500 000 à cinq millions de FCFA (750 à 7 500 euros) toute personne qui contraint une personne mineure au mariage. Il s’était alors engagé à bannir le mariage des mineurs d’ici 2020, avec le soutien de l’Unicef. Le chemin à parcourir est encore long.

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