Sécurité

Libye : la compagnie nationale pétrolière signe un accord pour reprendre les exportations

Mustafa Sanalla, patron de la compagnie nationale libyenne de pétrole, en janvier 2016 à Londres. © Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

La compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé la réouverture de deux terminaux pétroliers, en situation de blocus depuis plusieurs mois. Un accord signé par le gouvernement d’union nationale permettra la reprise progressive des exportations de pétrole brut.

“Nous allons commencer les travaux (….) pour la reprise des exportations depuis les ports qui étaient fermés et des champs pétroliers qui les approvisionnent”, a annoncé aujourd’hui la NOC dans un communiqué.

La semaine dernière, le gouvernement d’union nationale (GNA) avait signé un accord avec une faction armée du nom de “Garde des installations pétrolières”, qui contrôlait depuis plusieurs mois les deux ports pétroliers de Ras Lanouf et al-Sedra.

Réhabilitation progressive

Leurs réservoirs ayant pris feu en raison d’attaques de l’État Islamique, les deux terminaux étaient fermés depuis janvier. La reprise de leurs activités nécessitera des travaux de reconstruction des installations endommagées, et le retour progressif de la main d’oeuvre.  

Selon la NOC, le gouvernement d’union nationale libérera des fonds pour la compagnie afin de lui permettre d’atteindre progressivement un niveau de 900 000 barils par jours fin 2016.

Un secteur gelé par les divergences politiques et les attaques terroristes

La NOC, qui contrôle le secteur énergétique en Libye, est aujourd’hui divisée en deux branches : la principale, rattachée au GNA et basée à Tripoli, et une branche rivale, basée dans l’est, proche du gouvernement parallèle qui refuse toujours de reculer face au gouvernement d’union nationale, reconnu par la communauté internationale.

Contacté mardi dernier par l’AFP, Nagi al-Maghrabi, le patron de cette branche rivale de la NOC a contesté la signature de cet accord entre le GNA et les Gardes des installations pétrolières, déclarant : “Nous n’accepterons pas que le pétrole soit exporté dans ces conditions (…) tant qu’il n’y aura pas de garanties pour la distribution équitable des revenus, et l’assurance que les fonds ne tombent pas aux mains des milices”.

La Libye possède les plus grandes réserves de pétrole sur le continent, avec des ressources estimées à 48 milliards de barils. La crise qui paralyse le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011 a fait dégringoler la production de pétrole de 1,5 million de barils par jours à environ 300 000 aujourd’hui.

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