Sécurité

Angola : les rebelles de Cabinda affirment avoir tué 17 soldats

Des membres des forces de l'ordre angolaises dans les rue de Cabinda, le 9 janvier 2010. © AFP

Le mouvement séparatiste de l'enclave angolaise de Cabinda a affirmé lundi avoir tué 17 soldats angolais au cours d'affrontements ce week-end dans cette région minée par des revendications séparatistes depuis plus de 40 ans.

« Quatre officiers et sept soldats des Forces armées angolaises (FAA) ont été tués lors d’affrontements samedi et dimanche avec l’armée cabindaise Flec-Fac (Forces armées cabindaises), sur trois fronts près de la frontière du Congo-Brazzaville », indique un communiqué des séparatistes adressé le 1er août.

« Six soldats des FAA sont morts dans une embuscade », dans une autre partie de la région de Cabinda. Selon le communiqué, « deux membres du Flec-Fac ont également été tués dans ces affrontements ».

Une source des forces militaires angolaises a confirmé à l’AFP que des soldats avaient été tués ce week-end à Cabinda, mais sans indiquer leur nombre. Selon cette même source, les patrouilles aériennes de l’armée dans la région ont été renforcées.

Riche région pétrolière

Au moins 60% du pétrole angolais (novembre 2015), second producteur du continent derrière le Nigeria, est extrait du plateau maritime au large de l’enclave de Cabinda, coincée entre les deux Congo.

Depuis son intégration par l’Angola à l’indépendance en 1975, cette région est minée par des revendications séparatistes. La majorité de ses 400 000 habitants vit dans la pauvreté, et des associations y ont régulièrement dénoncé des cas de torture et de violation des droits de l’homme ces dernières années.

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