Politique

Mali : arrivée à Bamako de Abou Yehiya, chef jihadiste arrêté dans le centre du pays

Des membres d'Ansar Eddine à Tombouctou, le 31 août 2012. © STR/AP/SIPA

Le chef d'une unité du groupe Ansar Eddine, arrêté mardi, a été transféré dans la capitale, où il doit être entendu par la police judiciaire.

Mahmoud Barry dit Abou Yehiya, chef d’Ansar Eddine du Macina, une unité combattante du groupe jihadiste malien du même nom, a été arrêté dans la journée du mardi 26 juillet par les forces spéciales de la Sécurité d’État (SE, service du renseignement) entre les localités de Nampala et Dogofri, dans la région de Ségou, située dans le centre du Mali, d’après plusieurs sources au sein de la SE.

Il « est arrivé sous bonne escorte depuis hier (mardi) soir à Bamako », a affirmé mercredi un officier de la SE. Son audition est prévue dans les prochaines heures. « Nous avons chez nous des officiers de police judiciaire pour commencer le circuit judiciaire », a ajouté ce responsable.

Sur une photo rendue publique mercredi par la SE, Mahmoud Barry apparaît vêtu d’une tunique blanche à col rond avec bandes noires, chaussé de sandales. De teint clair, il a une fine moustache, la barbe et les cheveux courts.

« Action terroriste coordonnée »

D’après des sources au sein de la SE, Mahmoud Barry, un Malien, a participé à plusieurs attaques contre les positions des forces maliennes depuis 2015. L’une d’elles a précisé qu’il « a très probablement » participé à l’attaque contre l’armée malienne à Nampala, le 19 juillet, fatale à 17 soldats, selon un bilan du gouvernement, qui avait dénoncé une « action terroriste coordonnée » et annoncé une opération de traque des assaillants.

L’attaque a été revendiquée par deux groupes armés, un mouvement armé peul révélé en juin et Ansar Eddine. Ce dernier fait partie des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013. Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de ces régions par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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