Défense

Libye : le gouvernement d’union nationale demande à Paris de s’expliquer sur sa présence militaire

| Par Jeune Afrique avec AFP
Le chef du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj à Tripoli le 31 mars 2016.

Le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj à Tripoli le 31 mars 2016. © Mohamed Ben Khalifa/AP/SIPA

En marge d’un sommet de la Ligue arabe à Nouakchott, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) a convoqué l’ambassadeur de France en Libye pour lui demander des explications officielles sur la présence de militaires français sur le territoire.

Les deux hommes se sont rencontrés lundi 25 juillet en marge d’un sommet de la Ligue arabe qui s’est tenu dans la capitale mauritanienne. Fayez al-Sarraj a « convoqué » l’ambassadeur de France en Libye, Antoine Sivan, « pour lui faire part des protestations officielles de la Libye sur la présence française dans l’est du pays », indique le GNA dans un communiqué publié mardi sur sa page Facebook.

Le chef du gouvernement d’union nationale a exigé de l’ambassadeur « des explications officielles du gouvernement français », ajoute le texte, une semaine après l’annonce de la mort de trois militaires français en Libye, le 20 juillet.

Une ingérence inacceptable

Le GNA avait déjà estimé le jour-même que la présence militaire française constituait une « violation du territoire libyen », celui-ci étant opposé à l’implication des forces étrangères sans son autorisation. Entérinant ces déclarations, le chef du gouvernement d’union nationale a considéré mardi que la présence militaire française représentait « une ingérence inacceptable ».

Les trois sous-officiers, membres des forces spéciales françaises avaient été envoyés « en service commandé », avait expliqué dans un communiqué en date du 20 juillet le ministère française de la Défense, sans donner plus de détails sur l’opération. Selon la version donnée quelques heures plus tard par le président François Hollande, ils sont décédés dans l’accident de leur hélicoptère.

Jusqu’à présent, la France n’avait jamais confirmé la présence de ses militaires sur le sol libyen, reconnaissant uniquement le survol de ses avions militaires dans le pays pour collecter de l’information et du renseignement.

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