Archives

La malédiction de la CAN 2015 frappe le Mali

| Écrit par Camille Belsoeur
Le Mali avait ouvert le score à la 6e minute grâce à un but de Sako.

Le Mali avait ouvert le score à la 6e minute grâce à un but de Sako. © Photo AP

La Côte d’Ivoire a égalisé en toute fin de match face au Mali (1-1) après avoir pris tous les risques. Les deux équipes sont au coude à coude dans un groupe qui n’a accouché que de matchs nuls pour le moment. Le Malien Barakary Sako avait ouvert le score avec peut-être le plus beau but du tournoi à la clé.

La malédiction qui colle à la peau des pelouses de Guiné équatoriale a encore frappé dans cette Coupe d’Afrique des nations. Dans l’air humide et étouffant de Malabo, le Mali a été rejoint au score en fin de rencontre par la Côte d’Ivoire (1-1) samedi 24 janvier. Un scénario qui n’a rien d’une surprise dans cette CAN 2015 où les nations qui ouvrent la marque se font reprendre dans 75% des cas. Mais à Malabo, la Côte d’Ivoire d’Hervé Renard n’a pas attendu un coup de pouce du destin pour aller arracher le match nul. Non, les Elephants se sont tout simplement rués à l’offensive dans le dernier quart-d’heure pour gagner le droit de croire encore en leur étoile et surtout en une qualification pour les quarts de finale. Et c’est Gradel qui a libéré tout un peuple en reprenant victorieusement un centre de Serge Aurier (1-1, 86e). Un scénario cruel pour le Mali qui menait au score depuis le début de match. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire (2 points) et le Mali (2 points) devront l’emporter lors de la dernière journée du groupe D pour se qualifier en quarts.

Le bijou de Sako

Le Mali n’avait pas encore eu le temps de respirer depuis le coup d’envoi face à des Ivoiriens dominateurs, que Bakary Sako se chargeait de changer le cours du match dès la 6e minute de jeu sur une inspiration de génie en reprenant juste après le rebond un centre de Mustapha Yatabaré pour ouvrir le score d’une volée sublime (1-0, 6e). Les Aigles prenaient leur envol grâce à cet avantage précoce au tableau d’affichage, et géraient ensuite parfaitement la rencontre sur le plan tactique… jusqu’à la 86e minute.

Les Ivoiriens touchent la barre

À la demi-heure de jeu, les Elephants poussent pour recoller au score. Wilfried Bony, aligné à la pointe de l’attaque, réalise un dribble déroutant sur le défenseur malien Wague, qui en trébuchant bouscule Bony qui s’élançait vers le but malien. L’arbitre oublie de siffler pénalty, mais sur le corner suivant frappé par Yaya Touré, c’est Kolo Touré qui s’élève plus haut que tout le monde pour reprendre le ballon de la tête. Diakité, le gardien des Aigles, dévie le ballon sur sa barre transversale.

L’erreur de débutant de Bailly

À la 40e minute, le jeune défenseur ivoirien Bailly (20 ans) paye son inexpérience au plus haut niveau. Sur une passe anodine, il se lève le ballon pour lui-même du pied, et effectue une tête en retrait à son gardien sous la pression des attaquants malien. Mais le réglement interdit à un gardien de s’emparer du ballon avec la main dans cette situation. Le Mali obtient un coup-franc indirect dans la surface de réparation des Elephants. Mais Seydou Keita voit sa frappe détournée par le mur ivoirien.

"On était tout près"

Le capitaine malien, Seydou Keita, était abattu au coup de sifflet finale. "On était tout près de la victoire. On joue contre une grosse équipe mais cette égalisation à la dernière minute nous fait mal. Je pense que les gens sont abattus à Bamako ce soir." Le Mali s’était déjà fait reprendre dans les derniers instants face au Cameroun lors du premier match (1-1).

>> Suivez toute l’actualité de la CAN 2015 sur Jeune Afrique

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3092_600x855 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte