Politique

Triste anniversaire de la révolution en Égypte: onze morts et un enterrement

| Par Jeune Afrique
Funérailles de Shaïmaa al-Sabbagh à Alexandrie le 25 janvier 2015.

Funérailles de Shaïmaa al-Sabbagh à Alexandrie le 25 janvier 2015. © Tarek Abdel Hamid/AFP

Onze personnes ont été tuées lors d’affrontements entre les manifestants islamistes et la police dimanche en Égypte, tandis qu’une militante socialiste morte la veille était enterrée. Tous célébraient le quatrième anniversaire de la révolution qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Trois partisans de Mohamed Morsi tués

Pour marquer l’anniversaire du soulèvement populaire de 2011, les partisans de l’ancien président islamiste Mohamed Morsi avaient appelé à manifester contre l’ex-chef de l’armée et actuel chef de l’Etat, Abdelfattah al-Sissi.

Citant le ministère de la Santé, le site internet du quotidien étatique Al-Ahram indique que 11 personnes ont été tuées et 30 blessées, alors que manifestants et policiers se sont affrontés en marge de rassemblements, notamment au Caire.

Un policier a également été tué dans des heurts similaires dans le nord du Caire, a indiqué le ministère de l’Intérieur, sans qu’il ne soit immédiatement possible de déterminer si ce policier faisait partie des 11 morts annoncés par la presse étatique.

Dans la capitale, la place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011, était placée sous l’étroite surveillance des blindés de l’armée. Quelques dizaines de soutiens d’Al-Sissi se sont rassemblés près de la place, brandissant des drapeaux égyptiens et scandant « vive l’Égypte », selon un journaliste de l’AFP.

« C’est les funérailles de la révolution, » a tristement regretté Mamdouh Hamza, une figure du soulèvement de 2011 qui se trouvait près du rassemblement. « La situation ne s’est pas améliorée et rien n’a changé depuis que Sissi a pris le pouvoir, » a-t-il déploré.

Ailleurs au Caire, où les rues étaient désertées et les policiers armés de mitraillettes gardaient les avenues principales du centre-ville, des manifestants islamistes ont brûlé un kiosque de police.

Une militante de gauche tuée par balle hier

La journée de samedi avait déjà été endeuillée par la mort de Shaïma al-Sabbagh, une manifestante tuée dans le centre de la capitale lors de heurts avec la police durant un petit rassemblement d’un mouvement de gauche également organisé pour commémorer le soulèvement de 2011. Elle est devenue à ses dépens le symbole d’une révolution inachevée qui laisse les Égyptiens circonspects et méfiants.

>> Lire aussi : une révolution en perdition

(Avec AFP)

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