Diplomatie

ONU : le Portugais António Guterres bien placé pour la succession de Ban Ki-moon

L'ancien Premier ministre portugais et candidat à la succession de Ban Ki-moon, Antonio Guterres, lors de son audition par États membres de l'ONU, le 12 avril 2016. © Richard Drew/AP/SIPA

L'ancien Premier ministre portugais, António Guterres, est arrivé jeudi en tête des candidats à la succession de Ban Ki-Moon, qui finira son mandat de secrétaire général des Nations Unis à la fin de l'année, à l'issue d'un vote indicatif du Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité a procédé jeudi 21 juillet à un premier vote indicatif concernant les 12 candidats à la succession de Ban Ki-moon, à l’issue duquel l’ancien Haut commissaire aux réfugiés de l’ONU (2005-2015), le Portugais Antonio Guterres, est arrivé premier.

Le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santo Silva, a salué cette performance, « un résultat extrêmement positif (…), qui apporte un soutien clair à la candidature » d’António Guterres. Ce dernier devance Danilo Turk, l’ex-président slovène (2007-2012), avec 12 « encouragements » et 3 « sans opinion », à la suite d’un vote à bulletin secret des quinze membres du Conseil de sécurité.

À ce jour, douze candidats – six hommes et six femmes, dont huit viennent d’Europe de l’Est – se sont présentés pour succéder à Ban Ki-moon, qui mettra fin à ses fonctions à la fin de l’année après deux mandats à la tête de la direction de l’ONU.

Un résultat tranché

Selon des diplomates, les résultats du vote de jeudi ont été plus tranchés que prévu, certains candidats se détachant nettement alors que d’autres s’effondraient. Désormais, « Guterres est l’homme à battre », a déclaré à l’AFP un diplomate du Conseil de sécurité. « Il s’en est très bien tiré. Cela confirme sa performance dans les auditions. »

António Guterres, 67 ans, avait fait forte impression lors d’auditions organisées par l’Assemblée générale pour les candidats. À son poste de Haut commissaire aux réfugiés, il a dû affronter la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Il parle couramment anglais, français et espagnol.

Parmi les candidats de premier plan qui ont déçu figurent la patronne de l’Unesco, Irina Bokova, qui arrive troisième en nombre d’encouragements (9) –  a égalité avec Vuk Jeremic (Serbie) et Srgjan Kerim (Macédoine) -, juste devant l’ex-Premier ministre néo-zélandaise Helen Clark (8 encouragements).

Droit de veto

La tradition voudrait que le poste de secrétaire général des Nations unies revienne à l’Europe de l’Est, la seule à ne pas l’avoir encore eu. Des voix se sont élevées aussi pour promouvoir une femme, ce qui serait une première après huit secrétaires généraux masculins.

Même si ce tour de scrutin informel à bulletin secret a fait un premier tri, d’autres seront nécessaires pour dégager un consensus autour d’un candidat. Il faudra aussi compter avec le droit de veto dont disposent les cinq membres permanents du Conseil (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie). Ceux-ci peuvent encore bloquer un candidat, même bien placé.

Le choix final sera transmis à l’Assemblée générale, qui devrait l’entériner en septembre ou en octobre. Un nouveau tour de scrutin devrait être organisé la semaine prochaine.

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