Société

France : le corps d’Hervé Gourdel, décapité en Algérie, rapatrié à Paris

| Par Jeune Afrique
La dépouille d’Hervé Gourdel, rapatriée en France le 26 janvier.

La dépouille d'Hervé Gourdel, rapatriée en France le 26 janvier. © AFP/LIONEL BONAVENTURE

Le corps du Français Hervé Gourdel, enlevé puis décapité en septembre par des jihadistes algériens, a été rapatrié en France, onze jours après sa découverte en Kabylie.

La dépouille du guide de haute montagne est arrivée à l’aéroport de Roissy-CDG à la mi-journée lundi 26 janvier.

Le cercueil, recouvert d’un drapeau bleu blanc rouge, a été accueilli par ses proches devant le pavillon de réception de Roissy, où un tapis rouge avait été déroulé.

Une courte cérémonie de recueillement s’est tenue, à l’écart des journalistes mais en présence du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de Christian Estrosi, député UMP des Alpes-maritimes, département d’où était originaire Hervé Gourdel.

Une cérémonie avant le départ du corps à Alger

Lundi matin, une première cérémonie s’était déjà tenue, avant le départ de la dépouille, à l’aéroport d’Alger. L’occasion d’un "dernier adieu à Hervé Gourdel en terre algérienne", avait souligné l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emie.

Hervé Gourdel était en Kabylie en raison de "sa passion pour la montagne" et pour y découvrir de "magnifiques paysages", avait déclaré l’ambassadeur, saluant "la mobilisation de l’armée algérienne" pour traquer les assassins du guide français et retrouver son corps.

Le cercueil, déposé dans la chambre funéraire de l’aéroport aux murs tapissés de versets du Coran et de photos de La Mecque, était surmonté d’une couronne de fleurs ceinte d’une écharpe tricolore et du sac de voyage du guide.

Exécuté par le groupe armé Jund al-Khilafa

Hervé Gourdel, âgé de 55 ans, avait été kidnappé le 21 septembre par le groupe armé Jund al-Khilafa, qui a affirmé l’avoir exécuté en représailles à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes contre le groupe Etat islamique en Irak.

Arrivé en Algérie deux jours plus tôt pour faire du trekking dans le massif du Djurdjura, il avait été enlevé près du sommet Lala Khedidja.

3 000 soldats algériens mobilisés pour retrouver sa dépouille

L’armée algérienne avait mobilisé 3 000 soldats. Elle a retrouvé le corps et la tête d’Hervé Gourdel le 15 janvier, enterrés séparément dans une forêt de chênes et d’oliviers près du village Takheldjit, à une vingtaine de kilomètres du lieu de son enlèvement.

Selon les informations officielles, sa dépouille a été découverte sur les indications d’un jihadiste capturé par l’armée. Des tests génétiques ont confirmé que le corps exhumé en Kabylie était bien celui d’Hervé Gourdel, les médecins légistes ayant comparé son ADN à celui de sa sœur.

>> Lire aussi : Le ministère de la Défense algérien confirme l’élimination de l’assassin d’Hervé Gourdel
 

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