Économie

La BAD prête 400 millions d’euros pour le secteur financier en Tunisie et au Maroc

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Mis à jour le 27 octobre 2016 à 16:59

Salle des marchés de la Banque populaire de Casablanca, au Maroc, le 26 septembre 2014. © Guillaume Mollé pour Jeune Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé deux prêts d’une valeur totale de 410 millions d’euros en appui à la réforme du secteur financier au Maroc et en Tunisie.

Dans un communiqué publié le jeudi 14 juillet, la Banque africaine de développement a annoncé l’approbation par son conseil d’administration d’un prêt de 268 millions d’euros pour le Programme d’appui à la modernisation du secteur financier (PAMSFI) de la Tunisie.

Inclusion financière

Ce programme, dont la mise en oeuvre est prévue entre 2016 et 2017, a deux composantes : l’amélioration de l’inclusion financière (développement de la microfinance, accès au crédit des femmes, des jeunes, des agriculteurs et des entreprises de l’intérieur du pays) et le renforcement de la « résilience » du secteur financier.

Selon Jacob Kolster, directeur régional des opérations de la BAD, cité par l’agence de presse officielle tunisienne TAP, le prêt de la BAD porte « un taux d’intérêt de 0,56 %, avec une période de remboursement sur 25 ans, avec une période de grâce de 7 ans ». Ce financement est le premier de la BAD en faveur de Tunis en 2016. Les engagements cumulés de la BAD dans le pays atteignent environ 1,53 milliard d’euros pour 43 opérations en cours d’exécution, rappelle dans un communiqué l’institution panafricaine, dont le siège a été délocalisé à Tunis entre 2003 et 2014.

500 millions d’euros déjà apportés au Maroc

La BAD a en outre signé, jeudi 14 juillet, un accord de prêt de 157 millions de dollars (142 millions d’euros) avec le Maroc pour le Programme d’appui au renforcement de la stabilité et de l’inclusion financière (PARSIF).

Cette initiative prend la suite du Programme d’appui au développement du secteur financier (PADESFI), qui s’est achevé en 2015. Le nouveau programme entend prolonger les acquis du précédent, tout en mettant l’accent sur de nouvelles priorités : la viabilité du secteur de la retraite ainsi que l’accès au financement des petits exploitants agricoles et des start-up innovantes.

La BAD avait apporté environ 500 millions d’euros pour le financement du PADESFI. Les engagements cumulés de l’institution panafricaine en faveur du royaume chérifien atteignent environ 2,38 milliards d’euros, pour 35 opérations en cours.