Sécurité

Soudan du Sud : les combats à l’arme lourde se poursuivent à Juba

Les ex-rebelles de Riek Machar dans un camp militaire de la capitale, le 7 avril 2016. © Jason Patinkin/AP/SIPA

Les affrontements entre les forces loyales et les ex-rebelles se poursuivent ce lundi matin à Juba. Alors que les violences ont fait au moins 270 morts, l'ONU réclame l'aide des pays de la région.

De violents combats, accompagnés de fortes explosions, ont opposé, lundi 11 juillet au matin dans la capitale Juba, les forces loyales au président Salva Kiir aux ex-rebelles du vice-président Riek Machar, ont rapporté plusieurs témoins et sources diplomatiques à l’AFP. Une source occidentale a, par ailleurs, confirmé des affrontements en cours dans la matinée vers l’aéroport et le quartier de Tomping, impliquant de l’artillerie lourde. Un travailleur humanitaire qui a requis l’anonymat a également parlé de combats très intenses, ajoutant que ses collègues et lui-même étaient barricadés chez eux. Certains ont aussi rapporté sur leur compte Twitter de nombreuses explosion aux abords de la principale base des Nations unies.

Dimanche 10 juillet, l’ONU avait déjà fait état de tirs de mortiers, de lance-grenades et d’ « armes d’assaut lourdes » utilisées dans la capitale. La présence d’hélicoptères de combat et de chars avait également été signalée. Depuis deux jours, des milliers de personnes tentent de fuir les combats qui opposent les forces régulières et les ex-rebelles, les deux camps s’accusant mutuellement d’être responsables de ces nouvelles violences, qui se sont d’abord produites dans la partie ouest de la capitale avant de s’étendre à d’autres zones de Juba.

Au moins 270 morts

Le Conseil de sécurité de l’ONU a sollicité dimanche l’aide des pays de la région, leur demandant des Casques bleus supplémentaires, pour mettre fin aux combats. En deux jours, ces affrontements ont fait au moins 270 morts, selon un décompte des médias locaux, et mettent en péril le fragile accord de paix signé l’année dernière dans le plus jeune État du monde, qui fêtait samedi ses cinq ans d’indépendance. Certains habitants se sont réfugiés, dimanche, dans un camp de l’ONU, à proximité duquel les combats ont éclaté, et qui abrite déjà 28 000 déplacés. D’autres civils tentaient de trouver refuge dans les églises de la capitale.

Dans la soirée, les États-Unis ont réclamé la fin immédiate des combats et annoncé le retrait à Juba de tout le personnel de leur ambassade jugé non-essentiel. Washington demande également « aux deux dirigeants et à leurs alliés politiques et militaires de retenir leurs soldats, de les ramener dans leurs casernes et d’empêcher de nouvelles violences et effusions de sang », a déclaré le porte-parole du département d’État, John Kirby. Sans succès jusqu’à présent.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte