Politique

Burkina Faso : on ne touche pas à la sécurité présidentielle

| Par Jeune Afrique
Yacouba Isaac Zida a accepté les revendications du RSP.

Yacouba Isaac Zida a accepté les revendications du RSP. © ISSOUF SANOGO / AFP

Yacouba Isaac Zida a connu le 30 décembre ses premières sueurs froides en tant que Premier ministre burkinabè de la transition.

Ce jour-là, à l’issue du Conseil des ministres, son aide de camp, le lieutenant Boris Nadié, lui souffle à l’oreille qu’une vingtaine d’officiers en colère du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), parmi lesquels le général Gilbert Diendéré, ex-bras droit de Blaise Compaoré, et le colonel-major Boureima Kéré, l’attendent dans leur caserne de Naba Koom, située juste derrière la présidence.

Ils réclament essentiellement trois choses : la non-dissolution de leur régiment, le paiement de leur bonus de fin d’année, et le remplacement de Théophile Nikiéma, commandant proche de Zida qui a été nommé chef d’état-major particulier de la présidence au détriment d’officiers de rang supérieur. Zida se rend à Naba Koom, où les échanges sont houleux. Le chef du gouvernement est contraint d’accepter les revendications, mais obtient un délai.

"Il a compris que l’avenir du RSP était un sujet explosif sur lequel mieux valait ne point trop s’appesantir", commente une source diplomatique à Ouagadougou. Autre conséquence de cette journée sous tension : le colonel-major Kéré devrait prochainement remplacer Nikiéma en tant que chef d’état-major particulier de la présidence et laisser sa place de chef de corps au RSP au lieutenant-colonel Coulibaly, un ex-aide de camp de "Blaise".

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