Politique

RD Congo : une attaque attribuée aux rebelles ougandais de l’ADF fait neuf morts dans l’Est

Neuf personnes, dont cinq femmes, ont trouvé la mort dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) à Oicha, dans le nord de la province du Nord-Kivu, a-t-on appris mardi 5 juillet auprès de l’armée congolaise.

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Mis à jour le 5 juillet 2016 à 14:13

Des soldats de l’armée congolaise lors d’une mission de reconnaissance à 25 km de Goma en Octobre 2013. © Joseph Kay/AP/Sipa

L’attaque meurtrière a été perpétrée dans la nuit de lundi à mardi dans un quartier de Tenambo d’Oicha, cible d’attaques meurtrières régulières. Des exactions que l’armée congolaise attribue aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

À la mi-journée, l’armée continuait de traquer les responsables de ce nouveau drame, a déclaré le lieutenant Hazukay, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

« La peur s’installe au cœur de la population »

Confirmant le bilan des victimes donné par l’officier, le président de l’ONG Société civile du territoire de Beni, Teddy Kataliko, a déploré que « les terroristes ADF (aient) encore une fois endeuillée la population ».

« Présentement, c’est la peur qui s’installe au cœur de la population d’Oicha qui demande encore une fois sa sécurisation par ses gouvernants », a ajouté Teddy Kataliko.

Depuis septembre 2014, la région est une poudrière. En moins de deux ans, plus de 1 100 personnes ont été tuées à Lubero et surtout à Beni, dans le Nord du Nord-Kivu, où le bilan macabre fait déjà état de plus de 100 morts depuis le début de l’année, souvent commis à l’arme blanche.

Les massacres se poursuivent 

Des massacres qui perdurent, malgré la présence des Casques bleus de la Monusco et de l’armée congolaise dans la province. La situation exaspère les Congolais et les habitants de la région, qui ont interpellé les dirigeants politiques à grands coups de pétition, opérations « ville morte » et prises de position de stars d’origine congolaise, sans que la situation ne s’améliore réellement.