Energie

Hydrocarbures : le Gabon réintègre l’Opep

En 2017, le prix du baril de pétrole pourra-t-il se maintenir à son niveau actuel ? © Antonin Borgeaud pour Jeune Afrique

Le Gabon est à nouveau membre de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). Libreville avait quitté le cartel en 1995.

Le Gabon a officiellement rejoint l’Opep ce vendredi 1er juillet, vingt ans après l’avoir quittée.

Pour marquer l’occasion, le ministre gabonais du Pétrole et des Hydrocarbures, Etienne Dieudonné Ngoubou, s’est rendu hier au secrétariat de l’Opep, à Vienne, où il s’est entretenu avec Abdallah Salem el-Badri, le secrétaire général sortant.

Selon un communiqué de l’Opep, les deux responsables ont évoqué la situation actuelle des marchés pétroliers, où le cours du baril de brut s’est stabilisé un peu en-dessous de 50 dollars après avoir frôlé les 30 dollars début 2016, loin des sommets atteints entre 2011 et mi-2014 (entre 100 et 120 dollars).

Le Gabon tire un tiers de ses recettes publiques consolidées et deux tiers de ses recettes d’exportation du pétrole. Sa production, de l’ordre de 200-240 000 barils par jour, est en recul ces dernières années après avoir atteint plus de de 350 000 barils dans les années 1990.

Soutenir les prix

Le pays d’Afrique centrale retrouve l’Opep alors que l’organisation multilatérale tente de s’accorder sur la stratégie à suivre pour soutenir le cours du baril sur les marchés internationaux.

Un plan de stabilisation – voire une réduction – de la production pétrolière, défendu par le Venezuela et l’Algérie, a longtemps été confronté au veto de l’Arabie saoudite.

Un compromis négocié mi-février par l’Arabie saoudite, la Russie (non-membre de l’Opep), le Qatar et le Venezuela pour la stabilisation de la production pétrolière peine à se concrétiser, en raison notamment des hésitations de l’Iran.

Seul pays de la zone Cemac

Le Gabon devient le 14e pays membres de l’organisation, qui compte également parmi ses membres la Libye, l’Angola et le Nigeria. C’est le seul pays pétrolier de la zone Cemac à l’Opec, dont ne font partie ni le Tchad, le Cameroun ou la Guinée équatoriale.

Selon un communiqué publié jeudi sur le site de l’organisation multilatérale, Libreville a démarré les discussions pour rejoindre l’organisation en mars dernier, avant de faire une demande officielle le 02 juin.

Libreville, qui a rejoint l’Opep une première fois en 1975, avait quitté l’organisation en 1995, suite au refus de cette dernière de réduire le montant de la contribution annuelle du Gabon.

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