Justice

Côte d’Ivoire : retour de quatre pro-Gbagbo, dont l’ancien ministre de la défense Kadet Bertin

Laurent Gbagbo. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Kadet Bertin, ex-ministre de la Défense, Watchard Kedjebo, figure de la Galaxie patriotique, Kacou Brou dit le « maréchal KB », un des patrons du célèbre syndicat des étudiants Fesci et Franck Yaon, membre de la garde rapprochée de Laurent Gbagbo, sont rentrés jeudi à Abidjan de leur exil consécutif à la crise-électorale.

« Quatre personnes, c’est une goutte d’eau dans l’océan mais c’est un symbole très fort parce que nous assistons au retour de personnes qui ont été engagées dans la crise post-électorale », qui a fait 3000 morts en cinq mois, a commenté le représentant du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) en Côte d’Ivoire, Mohamed Askia Touré.

Accueillis par la ministre de la cohésion nationale, Mariatou Koné, et le ministre de la Défense, Alain Donwahi, les quatre hommes, dont Kadet Bertin, l’ancien conseiller spécial de Laurent Gbagbo, ont appelé à l’apaisement et à la réconciliation.  « Cinq ans après… retourner au pays, voir les parents, ça donne de la joie », a affirmé à l’AFP Watchard Kedjebo.

Rappelant qu’il avait été un pro-Gbagbo « pur et dur », il a convenu : « il faut évoluer. La vérité de 2011 n’est pas celle de 2015. Hier je ne reconnaissais pas le président, mais en 2015 (…) il y a eu une élection », celle d’Alassane Ouattara. « Nous venons prendre notre place pour apporter notre contribution à (…) la réconciliation », a-t-il dit, espérant que leur retour « va inciter de nombreux (réfugiés) » à rentrer.

45 000 exilés

De source proche des milieux partisans de l’ex-président, certains responsables pro-Gbagbo tenteraient de dissuader les réfugiés de revenir pour peser sur les négociations futures. Mais la ministre de la cohésion sociale a insisté sur le fait que « personne ne serait arrêté au retour », et a laissé entendre qu’une loi d’amnistie était en préparation.

À l’issue de la crise post-électorale de 2010-2011, 300 000 Ivoiriens ayant fui le conflit étaient répartis dans les pays de la sous-région. Aujourd’hui, il reste environ 45 000 exilés pro-Gbagbo, selon les chiffres du HCR en Côte d’Ivoire. Le Ghana et le Liberia sont les deux principaux pays d’accueil de ces réfugiés.

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