Justice

Attaques de Grand Bassam et de Ouagadougou : l’enquête progresse, dix personnes arrêtées depuis mai

| Par Jeune Afrique avec AFP
Façade de l'hôtel Etoile du Sud où se déroula l'attentat de Grand Bassam.

Façade de l'hôtel Etoile du Sud où se déroula l'attentat de Grand Bassam. © Christin Roby/AP/SIPA

Le ministère burkinabè de l’Intérieur a indiqué jeudi que dix personnes ont été arrêtées depuis mai en lien avec les attaques islamistes de Ouagadougou et de la station balnéaire de Grand Bassam en Côte d’Ivoire.

« À ce jour les services de sécurité du Burkina Faso ont interpellé 10 personnes dont trois présentent un intérêt particulier pour les attentats de Cappuccino [café principal cible de l’attaque de Ouagadougou], de Grand Bassam, de même que les attaques de Oursi [au nord du Burkina, à la frontière avec le Mali et le Niger] en août 2015″, a indiqué, le 30 juin, Simon Compaoré, ministre burkinabè de l’Intérieur lors d’une conférence de presse.

Des interpellations qui ont commencé en mai

Parmi les personnes interpellées, l’on compte une femme de nationalité étrangère dont le frère servait de chauffeur principal d’une voiture V8 beaucoup utilisée pour les opérations à la fois au Cappuccino et à Grand Bassam et qui servait à transporter les jihadistes mais également du matériel.

« Ces interpellations ont commencé en mai », a précisé pour sa part le colonel Serge Alain Ouédraogo, chef d’état-major adjoint de la gendarmerie nationale du Burkina Faso, superviseur principal des enquêtes terroristes.

Trente-neuf suspects relaxés, six autres recherchés

Selon des sources sécuritaires, les 10 personnes faisaient partie d’un groupe de 49 suspects de nationalités diverses interpellés dans le cadre de ces enquêtes. Du lot, 39 ont été relaxées pour insuffisance de preuves.

Selon le ministre Simon Compaoré, six individus en lien avec l’attaque de Ouagadougou dont les noms sont connus des services de sécurité sont encore activement recherchés. Parmi eux, figure le chauffeur de la voiture V8.

Collaboration avec l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger

« Des pays amis comme l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger sont des pays avec qui le Burkina Faso travaille, a fait savoir le ministre. Puisque chacun gère un fichier d’éléments terroristes dangereux et en échangeant, on a fait des recoupements [et trouve] qu’il y a des noms qui se répètent aussi bien en Côte d’Ivoire qu’ici par rapport aux attaques de Grand Bassam, du Cappuccino et du Splendid Hôtel. »

« Et ce recoupement d’informations a permis de remonter la piste de trois personnes soupçonnées d’avoir participé à la fois aux attaques islamistes en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso », selon Simon Compaoré.

Et d’ajouter : « On continue d’affiner les recherches mais probablement il doit s’agir de mêmes éléments qui ont orchestré les attaques de Ouagadougou et Grand Bassam ». À l’en croire, parmi les trois suspects, « il y en a un qui est parti du Mali, qui a fait le Niger, le Burkina et est remonté en Côte d’Ivoire ».

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