Politique

Cameroun : 13 militaires tchadiens tués à Fotokol, force régionale en vue contre Boko Haram

Des soldats tchadiens à Gamboru, lors d'une opération contre Boko Haram, le 1er février 2015. © AFP

Treize soldats tchadiens et au moins sept camerounais ont été tués mercredi à Fotokol selon les derniers bilans, alors qu'une force régionale se dessine autour du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria sous l'égide de l'Union africaine.

Les échanges de tirs nourris entre les armées tchadienne et camerounaise d’une part et les forces de Boko Haram d’autre part ont fait de nombreuses victimes civiles et militaires mercredi 4 février à Fotokol, ville du nord du Cameroun à la frontière du Nigeria. Les pertes civiles pourraient s’élever à plusieurs centaines de personnes alors que l’armée tchadienne avance le chiffre de 200 tués dans les rangs des islamistes radicaux.

>> Lire aussi : "Cameroun : ce que l’on sait de l’attaque de Boko Haram à Fotokol"

Les combats auraient également provoqué la mort de 13 soldats tchadiens ainsi que d’au moins sept militaires camerounais. Le pouvoir tchadien est décidé à réduire l’influence de Boko Haram dans la région, comme le démontre l’entrée de soldats tchadiens au Nigeria, une intervention à laquelle Abuja s’était d’abord opposée. Le Nigeria, sous la pression de l’Union africaine, a fini par se résoudre à l’action tchadienne sur son territoire tandis que le Tchad asssure de son côté qu’il ne fait usage que d’un simple "droit de poursuite". Celui-ci permet depuis plusieurs années aux armées de la région d’entrer sur 35 kilomètres au Nigeria pour combattre Boko Haram.

Réunion vendredi et samedi à Yaoundé pour jeter les bases de la force régionale

L’Union africaine a décidé la semaine dernière de favoriser la création d’une force militaire régionale avec le soutien financier de l’ONU et le Parlement nigérien a annoncé qu’il se prononcerait lundi prochain sur l’envoi de troupes au Nigeria, qui est désormais fort probable. Vendredi 6 et samedi 7 février, une réunion est prévue à Yaoundé, au Cameroun, pour jeter les bases opérationnelles de cette force, qui pourrait être soutenu logistiquement par la France, comme l’a sous-entendu François Hollande dans une conférence de presse jeudi 5 février.

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Par Mathieu OLIVIER

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