Défense

Libye : Fayez al-Sarraj réclame une armée unifiée pour vaincre l’État islamique

Fayez al-Sarraj, Premier ministre libyen désigné par la communauté internationale, lors d'une conférence de presse, le 30 mars 2016 à Tripoli. © AFP

Le chef du gouvernement d'union nationale en Libye a déclaré à l'AFP que seule une armée réunissant toutes les forces du pays peut vaincre l'organisation Etat islamique (EI) qui a profité de l'anarchie dans ce pays pour s'implanter.

« Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de solution pour venir à bout de cette organisation (l’EI) sinon à travers un commandement militaire unifié qui rassemble les Libyens de toutes les régions du pays », a affirmé Fayez al-Sarraj, répondant dimanche à des questions écrites.

La Libye, où l’accès aux armes est facile, est plongée dans le chaos et minée par les luttes de pouvoir.

Malgré l’installation depuis fin mars à Tripoli d’un gouvernement d’union (GNA), soutenu par la communauté internationale, M.Sarraj peine à étendre son autorité à l’ensemble du territoire.

Il est néanmoins soutenu par des milices de l’ouest de la Libye, formées d’anciens rebelles ayant combattu en 2011 le régime du dictateur Mouammar Kadhafi et ayant refusé par la suite de déposer les armes.

Mais dans l’est de la Libye, des forces composées de milices et d’unités de l’armée libyenne, demeurent loyales à des autorités non reconnues, sous le commandement du général controversé Khalifa Haftar.

Le 12 mai, les forces alliées au GNA ont lancé une vaste offensive pour reprendre à l’EI la ville côtière de Syrte, son principal bastion en Libye depuis juin 2015. Syrte est situé à 450 km à l’est de Tripoli.

L’offensive a permis aux forces progouvernementales de reprendre plusieurs localités et positions occupées par l’EI sur leur chemin depuis la ville de Misrata, siège du commandement de l’opération militaire, jusqu’à Syrte où elles ont pu entrer le 9 juin avant d’y encercler les jihadistes.

Mais ces forces ont été ralenties ces derniers jours dans leur progression à Syrte par les contre-offensives de l’EI.

M. Sarraj a expliqué que « le ralentissement de la progression des forces progouvernementales est du à notre souci pour la sécurité des civils que l’EI n’a pas hésité à utiliser comme boucliers humains ».

Il y aurait à Syrte quelque 30.000 civils, selon des sources militaires des forces du GNA.

« La victoire n’est qu’une question de temps. Espérons qu’il soit très court », a-t-il assuré.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte