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Tunisie : le résultat de la Banque nationale agricole divisé de moitié

Siège de la BNA. © Wikimedia Commons

Le résultat net d'exploitation a dégringolé de 50% passant de 50,8 millions dinars à 25,4 millions dinars (environ 10,4 millions euros), selon les résultats financiers présentés par la banque vendredi.

« Ce n’est pas une annus horribilis, mais 2015 a été difficile », concède Habib Ben Hadj Kouider, le directeur général de la Banque nationale agricole (BNA) lors de la présentation du communiqué financier sur l’année 2015, vendredi 24 juin. Le résultat net d’exploitation a dégringolé de 50% passant de 50,8 millions dinars à 25,4 millions dinars (environ 10,4 millions euros). Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d’affaires pour les banques, est en repli de 3,9% par rapport à 2014 à 335,3 millions dinars (137,2 millions euros), selon les chiffres présentés par la banque.

Des raisons diverses de décrochage

Les raisons de ce marasme sont multiples. La banque subit une hausse du volume des charges salariales (+6,9% à 154,6 millions dinars). Avec 2 706 employés, la BNA est l’un des établissements bancaires tunisiens comptant le plus de personnel.

Ensuite, la banque n’a pas réussi, au grand dam de son DG, à améliorer sa marge nette sur commission qui se situe à 16%, « contre 20 à 21% chez les autres banques », a déploré Habib Hadj Kouider.

Détenue à 24% par l’État, la BNA continue d’assurer son rôle historique de banquier agricole même si les marges du secteur se sont fortement réduites. Il ne compte plus que pour 12% des engagements de la BNA.

Les résultats de la BNA sont d’autant plus inquiétants que, que dans le même temps, le secteur bancaire dans son ensemble a connu en 2015 une hausse du PNB de +6,4%.

Une nouvelle stratégie quinquennale

Cependant, Habib Hadj Kouider veut faire une « lecture positive de ces comptes car la BNA a un socle financier solide ». L’établissement reste la deuxième banque du pays derrière la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) en terme de PNB. Concernant les capitaux propres, la BNA se classe également deuxième avec 636,3 millions dinars (262,6 milles euros).

Pour redresser la barre, la BNA envisage le développement de nouveaux produits bancaires et l’appui au segment de la banque de détail plus générateur de commissions.

Par ailleurs, une nouvelle stratégie quinquennale de 2016 à 2020 va être promue. En effet, en 2014, la banque avait lancé un audit complet qui a débouché sur un nouveau business plan validée en avril 2016. La BNA devrait lancer une politique commerciale plus agressive. Un diagnostique des ressources humaines sera également lancé. L’objectif est de relever de +9,5% le PNB en 2016.

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