Société

Black Lives Matter : un deuxième policier acquitté dans l’affaire Freddie Gray

À Baltimore, un mur représente Freddie Gray, un Noir américain mortellement blessé dans un fourgon de police le 12 avril 2015 à Baltimore. © Patrick Semansky/AP/SIPA

L'un des policiers poursuivis pour l'homicide de Freddie Gray, un Noir américain mortellement blessé dans un fourgon de police il y a plus d'un an à Baltimore, a été acquitté jeudi.

Caesar Goodson, l’un des six policiers jugés séparément dans cette cité portuaire de la côte est américaine, a été reconnu « non coupable » des sept chefs d’accusation retenus contre lui. Il est le troisième policier à être jugé dans cette affaire emblématique des brutalités policières contre les Noirs aux États-Unis.

En décembre, un premier procès avait débouché sur une annulation surprise, les jurés n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur un verdict. Quant au deuxième policier déjà jugé, Edward Nero, il a été reconnu non coupable et acquitté le 23 mai 2016, il y a un mois jour pour jour.

Un homicide, pas un accident 

L’agent Goodson, jugé jeudi, conduisait la camionnette dans laquelle le jeune noir de 25 ans avait subi le 12 avril 2015 une fracture des vertèbres cervicales alors qu’il avait les membres entravés. Le 19 avril, Freddie Gray succombait à ses blessures.

En juin 2015, un rapport d’un médecin légiste de Baltimore révélait que sa mort ne pouvait être qualifiée d’accident mais plutôt d’homicide, et résultait d’une série «d’omissions» dans les procédures de sécurité de la part des policiers.

Pendant le procès, les procureurs avaient ainsi affirmé que le chauffeur, un policier noir, avait volontairement adopté une conduite brutale afin que Freddie Gray, arrêté quelques minutes plus tôt pour un simple regard, soit percuté contre les parois du fourgon.

Black Lives Matter

Mais faute de preuves, le juge Barry Williams a décidé d’acquitter Caesar Goodson, qui était notamment inculpé pour homicide involontaire.

L’affaire Freddie Gray avait déclenché de violentes émeutes dans Baltimore et pris une dimension nationale aux États-Unis, alors bousculés par le mouvement Black Lives Matter [la vie des Noirs compte], déclenché après des violences policières parfois meurtrières contre la communauté noire. Une mobilisation que cette décision de justice ne devrait pas apaiser.

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