Elections

Burkina : plusieurs morts dans des violences postélectorales

Un soldat de l'armée du Burkina Faso à Ouagadougou le 29 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

L'installation des nouveaux pouvoirs municipaux a engendré de graves affrontements entre militants de partis politiques dans plusieurs communes du pays. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées.

L’élection des nouveaux maires après le scrutin municipal du 22 mai dernier a provoqué des violences meurtrières dans plusieurs localités du Burkina Faso ces derniers jours. Ces affrontements, entre militants du même parti ou de partis adverses, ont fait au moins trois morts et plusieurs blessés dans différentes provinces du pays.

À Kantchari, dans la région de l’Est, près de la frontière avec le Niger, des combats entre camps rivaux ont fait un mort et plusieurs blessés. Selon le ministère de l’Administration territoriale et de la sécurité, le procureur du Faso a été saisi de cette affaire et cinq personnes ont été appréhendées, dont l’ancien maire de la commune.

Mairies incendiées, maire lynché

Les affrontements ont été encore plus sanglants à Karangasso Vigué, dans la région des Hauts Bassins, près de Bobo-Dioulasso. L’élection du nouveau maire de la commune y a dégénéré en bataille rangée entre les militants du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti du président Roch Marc Christian Kaboré, et ceux de la Nouvelle alliance pour le Faso (Nafa), la formation de Djibrill Bassolé, ancien ministre de Blaise Compaoré inculpé dans le dossier du coup d’État manqué de septembre 2015. Ces violences ont fait deux morts et une trentaine de blessés.

Outre ces échauffourées meurtrières, les mairies de Soulougui et de Gomboro, dans la province du Sourou (nord), ont été incendiées. Moussa Diallo, le nouveau maire de Gomboro, a lui été lynché par ses adversaires.

« Ces actes ne resteront pas impunis »

Simon Compaoré, le ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité, s’est exprimé sur ces tensions électorales à sa sortie du Conseil des ministres, mercredi 22 juin. Rappelant que les nouveaux maires avaient été élus sans difficultés dans plus de 330 communes sur les 361 que compte le pays, il a jugé « vraiment regrettable » et condamné « avec énergie » les violences qui sont survenues dans certaines autres localités.

« Soyez sûrs que ces actes ne resteront pas impunis, a-t-il affirmé face à la presse. Que ce soit des actes qui ont conduit à des décès ou des actes de vandalisme qui ont consisté à mettre le feu à certaines mairies, la procédure va suivre son court et aller jusqu’au bout. »

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