Société

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo exige des avancées dans l’enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer

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Mis à jour le 22 juin 2016 à 08:51

Le bref rapt de l’avocat Xavier Ghelber est intervenu quelques mois après la disparition du journaliste Guy-André Kieffer. © Issouf Sanogo/AFP

Citée dans l’affaire Guy-André Kieffer, Simone Gbagbo, actuellement jugée pour crimes contre l’humanité, a demandé mardi lors d’une audience que progresse l’enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien, en 2004 à Abidjan.

« On m’accuse, on me salit (…). Que l’enquête concernant cette affaire aille à son terme ! » a lancé l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo, qui a déjà été entendue par la justice française sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer dans la capitale ivoirienne en 2004.

« Il faut qu’on sache qui était Kieffer. Je suis intéressée de le savoir. Je ne le connais pas et n’avais jamais entendu parler de lui », a poursuivi Simone Gbagbo, interrogée par ses avocats au deuxième jour de ce procès repris lundi après une semaine de suspension.

« Aujourd’hui, [Laurent] Gbagbo n’est plus au pouvoir, moi je suis en prison et ils n’ont plus intérêt à réveiller une affaire qui pourrait se retourner contre eux-mêmes. Ils vont faire le mort sur le dossier », a-t-elle poursuivi, en faisant allusion au pouvoir en place.

Disparu depuis le 16 avril 2004

Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne alors qu’il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo. À l’époque, ce journaliste indépendant enquêtait sur des malversations financières, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.

L’enquête menée en France s’est orientée vers des cercles proches du pouvoir de Laurent Gbagbo. En novembre 2014, le juge d’instruction français saisi de l’affaire, Cyril Paquaux, a introduit des commissions rogatoires internationales mais il attend désormais le retour de la partie ivoirienne.