Défense

Niger : 7 gendarmes tués lors de l’attaque jeudi contre un camp de déplacés

Un soldat présente ses respects à un officier tué par Boko Haram lors d'une précédente attaque dans la région de Diffa, près de la frontière entre le Niger et le Nigeria, à Niamey, le 19 mars 2016.

Un soldat présente ses respects à un officier tué par Boko Haram lors d'une précédente attaque dans la région de Diffa, près de la frontière entre le Niger et le Nigeria, à Niamey, le 19 mars 2016. © ISSOUF SANOGO / AFP

Sept gendarmes ont été tués lors de l'attaque jeudi du camp de Nguagam qui accueille des réfugiés et des déplacés internes fuyant le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger, a appris vendredi l'AFP de sources concordantes.

« Sept gendarmes ont été tués. Ils ont été inhumés aujourd’hui (vendredi) », a affirmé à l’AFP une source humanitaire sous couvert de l’anonymat. Ce bilan a été confirmé par une source sécuritaire.

L’attaque avait eu lieu peu après le passage d’une importante délégation ministérielle comprenant aussi des députés et des représentants du personnel onusien et humanitaire dans la région.

« Aux environs de 17H30 (jeudi, ndlr), trois véhicules de Boko Haram sont venus dans cette zone (…) Ils sont allés attaquer la position des gendarmes qui ont abandonné leur poste. Ils ont pris les véhicules et ont mis le feu au camp de gendarmes », a affirmé à l’AFP El Hadj Kilibou, un des déplacés du camp de Nguagam.

« Ils (Boko Haram) portaient des tenues de gendarmes et étaient à bord de véhicules de gendarmes. Je les ai vus de mes yeux. Ils sont passés devant moi. Ils m’ont dit « Ne courez pas, restez on ne tue pas les civils » », a ajouté M. Kilibou, qui avait fui la ville de Bosso, théâtre d’une attaque massive de Boko Haram le 3 juin.

26 soldats nigériens et nigérians ainsi que des civils avaient été tués lors de cette attaque qui a provoqué l’exode de quelque 50 000 personnes.

« Il n’y a pas de sécurité. On passe la nuit en brousse et on revient pendant la journée », a précisé M. Kilibou.

Sous haute surveillance militaire, la mission ministérielle nigérienne avait procédé à une distribution de vivres dans la matinée et était repassé par Nguagam en fin de journée. Elle visait à se rendre compte de la situation après l’attaque du 3 juin et montrer l’appui du gouvernement aux populations, selon le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum.

Situé à quelques kilomètres de la frontière du Nigeria voisin, le camp qui accueillait des réfugiés et des déplacés internes a considérablement grossi ces derniers jours avec l’afflux de nouveaux déplacés.

De sources humanitaires et sécuritaires, de nombreux éléments de Boko Haram sont infiltrés dans les camps et surveillent ce qui s’y passe.

L’attaque du 3 juin sur la ville frontalière de Bosso est l’une des plus meurtrières menées par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est officiellement entré en guerre contre ces insurgés islamistes en février 2015.

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