Religion

Tunisie : le prêche du vendredi consacré à la lutte contre la corruption

La Zitouna, l'une des plus anciennes mosquées de Tunisie.

La Zitouna, l'une des plus anciennes mosquées de Tunisie. © Flickr/Helder da Rocha

Le ministère tunisien des Affaires religieuses a appelé tous les imams du pays à donner leur prêche du vendredi 17 juin sur le thème de la corruption, suivant en cela la proposition d’une ONG tunisienne.

L’organisation I Watch, qui a confirmé l’information le 14 juin sur sa page Facebook, avait proposé au ministère de participer ainsi à sa campagne de sensibilisation contre la corruption, lancée depuis sa création au lendemain de la révolution. Ses membres invitent à cet effet les imams à aborder le vendredi 17 juin le thème de « la lutte contre la corruption dans la charia et le quotidien des musulmans », à travers tout le territoire, dans les mosquées pendant la prière et lors des cours religieux.

Selon Slim Bechikh, chargé de mission au ministère des Affaires étrangères, l’initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération entre le gouvernement et la société civile.

Première loi protégeant les dénonciateurs de la corruption

Le lendemain de l’annonce, mercredi 15 juin, la version définitive du projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs a été approuvée par le conseil des ministres. Une initiative qui, si elle était adoptée, donnerait naissance à la première loi du genre en Tunisie.

Dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, initiateur du projet, a affirmé avoir mis en place des mesures innovantes et inédites qui n’ont rien à envier à celles des pays développés.

« Les mesures contenues dans le projet de loi permettront non seulement d’incriminer la corruption et de juger les corrompus mais également de renforcer la prévention », a précisé à l’agence TAP Kamel Ayadi, le ministre de la Fonction publique. Le texte « reflète le degré d’engagement de l’État envers les principes fondamentaux de la Constitution et les conventions internationales », a ajouté l’organisation I Watch dans un communiqué.

 

 

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