Société

La possible libération anticipée de Karim Wade agite le Sénégal

Selon les informations de plusieurs médias sénégalais mercredi, le président Macky Sall a évoqué devant d’influents chefs religieux musulmans une possible libération prochaine du fils de l’ancien chef de l’État.

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Mis à jour le 16 juin 2016 à 10:16

Un homme brandit une photo de Karim Wade, ancien ministre et fils de l’ancien président sénégalais, lors d’une manifestation de l’opposition à Dakar, le 23 avril 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Lors d’une visite le 15 juin à Touba (centre), Macky Sall a-t-il évoqué une libération prochaine de Karim Wade au calife général des mourides, Serigne Sidi Makhtar Mbacké, puis fait de même à Tivaouane (ouest) devant le porte-parole du calife général des tidianes – ces derniers représentant les deux plus influentes confréries musulmanes au Sénégal ? C’est en tout cas ce qu’affirmait mercredi 15 juin une grande partie de la presse sénégalaise. Sollicitée, la présidence n’a ni infirmé ni confirmé ces informations.

Karim Wade va passer la Korité chez lui

« Karim Wade va passer la Korité chez lui », titrait mercredi le journal privé Le Quotidien, en référence au nom donné au Sénégal à la fête de la fin du Ramadan, l’Aïd el-Fitr, attendue cette année autour du 6 juillet. « J’ai décidé de libérer Karim Wade », annonçait également en une mercredi Walf Quotidien, un autre quotidien privé, selon une phrase attribuée à Macky Sall.

Citant l’entourage des deux chefs religieux, plusieurs autres médias rapportaient des informations similaires sur le fait que des discussions aient eu lieu entre eux et le chef de l’État sur le sort de Karim Wade.

Récentes déclarations

Depuis les récentes déclarations du président sénégalais, avérées celles-ci, les spéculations sur une libération anticipée de Karim Wade, condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite, vont bon train au Sénégal. Dans une interview accordée à RFI, le 2 juin, Macky Sall avait en effet évoqué la possibilité d’une « solution » avant la fin de l’année. « Il ne faut pas désespérer que cela puisse avoir lieu », avait-il dit, rappelant son pouvoir constitutionnel de grâce présidentielle.