BTP & Infrastructures

Le Japon prévoit 200 millions d’euros pour une usine de dessalement à Dakar

Dans l'usine-station de dessalement d'eau de mer de Boujdour, Maroc (Sahara occidental) en septembre 2006.

Dans l'usine-station de dessalement d'eau de mer de Boujdour, Maroc (Sahara occidental) en septembre 2006. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

En visite à Dakar, le président de l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) a annoncé un prêt de 135 milliards de F CFA (205 millions d’euros). L’un des grands projets d’hydraulique urbaine du pays, l’unité de dessalement d’eau de mer près de Dakar, devra sécuriser l’approvisionnement la capitale sénégalaise pendant au moins 20 ans, selon le gouvernement.

Annoncée en janvier dernier parmi les grands projets d’hydraulique urbaine du président Macky Sall lors de son message du Nouvel an, l’unité de dessalement d’eau de mer prend progressivement forme. Shinichi Kitaoka, le président de l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) en visite cette semaine à Dakar, a annoncé un financement de 135 milliards de F CFA (environ 205 millions d’euros).

Le financement japonais consiste en un prêt concessionnel au taux de 0,7 %, échelonné sur une durée de 30 ans, avec un délai de grâce de 10 ans.

La capacité de cette usine de dessalement, la première de cette envergure au Sénégal, sera dans un premier temps de 50 000 mètres cubes par jour (m3/J), avant d’être portée à 100 000 mètres cubes par jour. La réhabilitation de 460 km du réseau de distribution de la capitale d’eau est également prévue.

Les travaux de la station, implantée dans la zone résidentielle des Mamelles, sur la corniche ouest de Dakar, démarreront en janvier 2019, pour être finalisés en 2021. L’infrastructure contribuera, avec le projet Keur-Momar-Sarr 3 (KMS3), à « sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la capitale pour 20 ans au moins » avait assuré Macky Sall en fin d’année.

Explosion démographique

La capitale sénégalaise consomme près de 70 % de la production de la Société des Eaux (SDE), filiale du groupe énergétique africain Eranove, est aujourd’hui en proie à une vraie explosion démographique. L’unité de dessalement et le projet KMS3 répondent aux solutions structurelles préconisées par le gouvernement sénégalais via la Société nationale des eaux (Sones), dédiée au patrimoine et à l’investissement.

« Le projet arrive dans un contexte où la capitale Dakar pourrait être confrontée d’ici 2025, à un déficit d’eau potable de l’ordre de 200 000 m3/J et de 390 000m3/J en 2035 », a indiqué à Jeune Afrique Ada Ndao, directeur des études et de la planification à la Sones.

Par ailleurs, le financement de KMS3 est déjà bouclé, à hauteur de 263 milliards de FCFA (400 millions d’euros). Le tour de table est composé de la Banque islamique de développement (BID), de l’Agence française de développement (AFD), de la Banque mondiale (BM), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque africaine de développement  (BAD) et de l’État du Sénégal.

Fin 2014, le montant des projets du Jica en cours au Sénégal atteignait 3,4 milliards de yens (28 millions d’euros), soit 2,9 % du total des programmes de l’agence de coopération japonaise en Afrique.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte